La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

VIDÉO - Variant Omicron : l'hôpital peut-il faire face ?

TF1 | Reportage D. De Araujo - M. Fiat - A. Malauvaud
Publié le 28 décembre 2021 à 12h18
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

COVID-19 - Le gouvernement a annoncé lundi soir de nouvelles restrictions pour éviter la saturation des hôpitaux, alors que les contaminations flambent. Dans certaines villes, les services de réanimation sont déjà complets.

Face à un nouveau patient placé dans le coma, puis intubé ce lundi après-midi, un sentiment mêlant frustration et impuissance gagne le personnel hospitalier de Roubaix (Nord). "Il a tout juste 60 ans et il se retrouve intubé-ventilé, avec un pronostic vital très engagé, en réanimation. Peut-être qu'on va le sortir, mais ce sera au détriment de plusieurs semaines d'hospitalisation", se désole le médecin-réanimateur Thècle Degroot dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. 

Ces cas seront-ils de nature à saturer les hôpitaux ? Ici, l'unité de réanimation compte dix lits, tous occupés, dont sept par des patients Covid. "On démarre avec une relative inquiétude puisqu'on est déjà dans un flux très important de patients et un taux d'occupation qui est quasiment de 100% depuis début novembre", indique Thècle Degroot.

 À l'échelle du pays, on constate une flambée des admissions en réanimation, avec 3333 patients dans ces services lundi soir, selon les données de Santé Publique France. La courbe n'atteint certes pas les niveaux de mai dernier, avant la vaccination pour tous, mais elle dépasse largement la précédente vague. Et la montée en puissance attendue du variant Omicron suscite l'inquiétude. 

À quel point ce dernier est-il déjà présent en France ? Jusqu'ici, c'est le variant Delta qui est majoritaire et représente 85% des contaminations. Mais Omicron progresse rapidement, même si son impact sur les hospitalisations est encore limité, en tout cas pour l'instant. "Probablement qu'Omicron est moins dangereux, sauf qu'il est beaucoup plus contagieux. Donc ce que l'on gagne en dangerosité, on risque de le perdre parce qu'il y aura beaucoup, beaucoup plus de personnes qui vont être contaminées", pointe auprès de TF1 le Pr Frédéric Adnet, chef du service des urgences de l'hôpital Avicenne à Bobigny et du Samu de Seine-Saint-Denis. 

Doit-on s'inquiéter ? Aura-t-on suffisamment de lits dans les prochaines semaines ? Les regards se tournent vers le Royaume-Uni, frappé par Omicron avant nous. Le nombre de cas y flambe, et dans les hôpitaux londoniens, les admissions, jusqu'ici plutôt stables, remontent sensiblement. Nous saurons dans les prochaines semaines si la tendance se confirme ou si, comme l'indique une récente étude britannique, le variant Omicron développe moins de formes graves que le Delta.


TF1 | Reportage D. De Araujo - M. Fiat - A. Malauvaud

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