La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

VIDÉO - "Faites-nous confiance" : le cri du cœur des soignants marseillais à l'adresse des non-vaccinés

M.G | Reportage TF1 P. Lefrançois P. Fontalba
Publié le 5 janvier 2022 à 9h55
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

COVID-19 – Les hôpitaux marseillais font face à un afflux massif de patients. Submergés, les médecins appellent les personnes non vaccinées contre le virus à recevoir leurs injections.

Au bout du rouleau. Déjà éprouvés par près de deux ans de pandémie, les personnels des hôpitaux français font face à une (forte) recrudescence des entrées pour Covid-19 ces dernières semaines. À tel point que de nombreux établissements se retrouvent au bord de la saturation. C’est notamment le cas à Marseille, où l’hôpital de la Timone est plein à craquer. Des lits du service de chirurgie pédiatrique ont même été fermés, de nombreuses opérations déprogrammées. Seuls les enfants avec une urgence chirurgicale sont pris en charge. 

"On a déprogrammé parce qu’on n’a pas la place en sortie de bloc, à la réanimation", confirme dans le reportage du 13H de TF1 ci-dessus le Pr Jean-Luc Jouve, président de la commission médicale d’établissement à l’AP-HM (Assistance publique - hôpitaux de Marseille). 

Plus de 70% des opérations ont d’ores et déjà été déprogrammées dans les hôpitaux publics de Marseille pour faire face à l’augmentation des hospitalisations liées au Covid. Les médecins craignent que ce chiffre n’enfle encore dans les prochaines semaines. Aussi, 500 d’entre eux ont lancé, dimanche soir, un appel aux non-vaccinés pour les convaincre de franchir le pas. "Quand vous êtes malades, quand vos enfants, vos parents ont besoin de nous, vous savez nous trouver, 24 h sur 24 h, chaque jour de l'année. À notre tour, nous comptons sur vous", ont-ils lancé dans les colonnes de la Provence. "Le vaccin n'empêche pas d'être malade ni de transmettre le Covid. Mais il évite les formes graves".

"Faites-nous confiance", abonde au micro de TF1 le Dr Jean-Marie Faurel, chef du service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Nord Marseille. "Si l’on vous dit qu’il faut vous faire vacciner c’est parce qu’on voit bien qu’en réanimation, les gens qui meurent ce sont des sujets non vaccinés. Cela ne concerne pas que des personnes qui ont 80 ans, mais aussi certaines qui ont mon âge, 54 ans", martèle-t-il. 

"Une sorte de lassitude"

Les soignants de l'AP-HM dressent un bilan dramatique : plus de 500 malades du Covid dans les unités de réanimation de la région, des transferts vers la Bretagne, Paris ou Metz, des capacités d'accueil dépassées. Le tout dans une région, l’une des moins vaccinées de l’Hexagone, où les patients graves du Covid-19 ne sont pas vaccinés dans 90% des cas. "Cette cinquième vague rajoute un sentiment de frustration vis-à-vis du faible taux de vaccination dans la région, de la grande proportion de non-vaccinés admis en réanimation, souvent dans une situation grave. Cela amène une sorte de lassitude au sein des équipes", pointe Louis Pot, interne en réanimation. "On a beaucoup d’incompréhension face aux non-vaccinés", abonde Sabine Valera, infirmière référence en réanimation.

Au 30 décembre, le taux d'incidence dépassait les 1694 cas par semaine pour 100.000 habitants dans les Bouches-du-Rhône, un des plus élevés de France métropolitaine. Dans le même temps, l'AP-HM relevait que si 77% de la population française était vaccinée avec deux doses (au 20 décembre dernier, ndlr), ce taux n'est atteint "dans aucun village, aucune ville" des Bouches-du-Rhône. La situation est encore pire à Marseille, où à peine 60% de la population a complété son schéma vaccinal. 


M.G | Reportage TF1 P. Lefrançois P. Fontalba

Tout
TF1 Info