La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Covid-19 : où en sont les indicateurs avant l'allocution d'Emmanuel Macron ?

Léa LUCAS
Publié le 31 mars 2021 à 9h57
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Source : TF1 Info

CRISE SANITAIRE - Emmanuel Macron prendra la parole ce mercredi à 20h. Une allocution présidentielle annonciatrice de mesures de grande ampleur, prises sur la base des dernières données épidémiques.

Dix jours, c'est peu pour mesurer l'impact des mesures sanitaires instaurées dans les 19 départements reconfinés en ce mois de mars. Mais comme les chiffres restent inquiétants - plus de 5000 patients en réanimation et 337 décès selon Santé Publique France mardi soir, au-delà des capacités hospitalières normales et du pic de la deuxième vague de novembre -, Emmanuel Macron envisage toutes les options à l'heure d'un Conseil de défense décisif qui précède dans la matinée la prise de parole du chef de l'Etat annoncée pour 20h ce mercredi.

Pour l'heure, en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, la progression du virus se poursuit malgré le renforcement des restrictions. Si le gouvernement espère assister à un léger frémissement du taux d’incidence dans la région-capitale, et particulièrement à Paris, il attend toujours les résultats consolidés des contaminations de ce mardi. Un peu plus de 30.000 nouveaux malades du Covid ont été diagnostiqués ces dernières 24 heures, mais il y en aurait en réalité près de 10.000 de plus : le chiffre a été sous-estimé en raison d’un problème informatique, selon les informations recueillies par LCI. Une chose est sûre, en Île-de-France, les services de réanimation sont toujours saturés, avec 1525 patients en soins critiques. Les équipes se préparent à en accueillir 3470 d'ici mi-avril si la situation épidémique reste la même, soit davantage que lors de la première vague. 

Mais ce ne sont que des hypothèses, car l'épidémie reste un phénomène imprévisible. "On semble être au départ de cette vague, mais on ne sait pas jusqu'où elle va monter, explique Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l'Institut de santé globale, dans le reportage de TF1 en tête d'article. Par exemple, "en Italie, elle ne s'est pas arrêtée très haut alors qu'en Pologne, elle continue à monter très fort." 

Les Alpes-Maritimes ont fait les frais de cette incertitude : une semaine avant que les habitants soient confinés, la région avait enregistré une baisse spectaculaire de son taux d'incidence pour brusquement remonter en flèche au moment de l'entrée en vigueur des nouvelles mesures, comme l'indique la courbe ci-dessous.

A priori, la piste du confinement total sur l'ensemble du territoire n'est pas privilégiée. En revanche, il n'est pas exclu pour certains départements en zone rouge, quand d'autres présentant une incidence inquiétante pourraient être concernés par les mesures de freinage. La fermeture des écoles dans les régions les plus touchées est également étudiée. Seule annonce pour l'heure de l'exécutif : les contrôles seront renforcés dès jeudi 1er avril, à l'approche d'un week-end de Pâques "à haut risque". 


Léa LUCAS

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