La France face à une 3e vague d'ampleur

VIDÉO - Un patient touché par un Covid long craque en décrivant son quotidien à Macron

ALG
Publié le 22 avril 2021 à 15h35
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Source : TF1 Info

TÉMOIGNAGE - Un homme souffrant de symptômes persistants du Covid-19 n'a pu contenir son émotion en livrant son expérience au chef de l'État en visite ce jeudi à l'hôpital Foch de Suresnes pour rencontrer d'anciens malades et des soignants.

"J'ai un bébé de sept mois..." C'est en prononçant ces mots qu'un patient souffrant de symptômes persistants du coronavirus a craqué face à Emmanuel Macron, en visite ce jeudi à l'hôpital Foch de Suresnes pour rencontrer d'autres malades dans son cas, mais aussi des soignants. Cet hôpital n'a pas été choisi par hasard. En effet, une prise en charge coordonnée entre plusieurs services (pneumologie, médecine physique et réadaptation, ORL) a été mise en place pour diagnostiquer et prendre en charge le Covid long, une affection aux causes encore mal comprises.

"J'étais chauffeur de maître, je portais des valises, j'aidais des clients", a expliqué le jeune homme au Président, lui précisant avec des trémolos dans la voix qu'aujourd'hui "l'effort est devenu insupportable". 

"Ce que vous vivez est très dur"

"J'ai des pertes de mémoire moi aussi", a ensuite confié le patient lors d'un échange fort en émotion. "On est en train de comprendre que ce que vous vivez est très dur y compris parce qu'on a mis du temps à mettre des mots dessus et à le décrire", a réagi Emmanuel Macron face aux larmes de ce jeune homme. "Très dur", a insisté le jeune homme en hochant de la tête.

Longtemps décrit par les concernés comme le grand oublié de cette pandémie, le "Covid long" ou "Covid sans fin" a fait l'objet en février dernier d'un premier séminaire organisé par l'OMS, bien décidée à s'attaquer à ce mystère, et de premières recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) en France. Et pour cause. D'après les premières études réalisées en France et à l’étranger, les effets du Covid-19 qui perdurent bien au-delà de la durée habituelle, à savoir une quinzaine de jours, concerneraient un malade sur sept trois mois après l'infection. 

Dans l'Hexagone, le pouvoir législatif a reconnu l'importance de ce problème. L’Assemblée Nationale a voté à l’unanimité le 17 février une résolution visant à reconnaître et à prendre en charge les complications à long terme du Covid-19.


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