La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Covid-19 : pourquoi le nombre de cas quotidiens ne baisse plus

TF1
Publié le 13 décembre 2020 à 9h48
JT Perso

Source : JT 13h WE

CORONAVIRUS - La France a encore enregistré samedi près de 14.000 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, poursuivant la tendance élevée de ces derniers jours. Pourquoi n'arrive-t-on pas à descendre sous ce plafond ?

Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder autour de nous : il est difficile d'imaginer que nous sommes confinés. Dans les transports en commun, la fréquentation n'a baissé que de 20% par rapport à l'an passé. Et en région parisienne, la circulation a beaucoup moins diminué que lors du premier confinement : on y enregistre seulement  29% de trafic routier en moins, alors qu'au printemps, les déplacements avaient chuté de 80%. Les Français vont travailler, ils circulent, et le virus avec eux.

La semaine passée, le nombre de nouveaux cas quotidiens de Covid-19 enregistrés en France a augmenté d'environ 1000 contaminations par jour par rapport aux chiffres de la semaine précédente, à environ 11.500 cas quotidiens en moyenne. Plus du double de l'objectif des 5.000 visé par le gouvernement. Selon l'épidémiologiste Catherine Hill, si on en est arrivé là, c'est bien parce que "les gens ont levé le pied" depuis que le périmètre de circulation du confinement a été élargi de 1 à 20 kilomètres et que les magasins ont rouvert : "Tout s'est un peu relâché, et le virus circule plus". 

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La météo constitue une autre explication : le rebond correspond à l'arrivée du froid, et la baisse des températures nous conduit à modifier notre comportement. "On vit beaucoup plus en intérieur, que ce soit dans les magasins ou chez soi, souligne un médecin généraliste dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Surtout, on aère beaucoup moins, on utilise des appareils de chauffage qui créent des courants de convection, ça fait remuer l'air à  l’intérieur des maisons, on développe rapidement des petits rhumes… Tout cela favorise le virus."

Enfin, neuf mois d'épidémie pèsent sur les Français, d'où une légitime lassitude et un certain relâchement. "Je vais voir mes amis", confie ainsi une passante devant les grands magasins parisiens. Avant d'ajouter aussitôt : "Mais je ne les embrasse pas !"


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