La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Tests, masques, isolement... Ces nouvelles mesures qui s'imposent aux enfants

Maxence GEVIN | Reportage TF1 C. CASANOVA, J. CLOUZEAU et N. PELLERIN
Publié le 4 janvier 2022 à 10h40
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Source : TF1 Info

COVID-19 - Pour faire à la montée en puissance du variant Omicron, de nouvelles mesures sanitaires pour les enfants sont entrées en vigueur à l'école comme dans la rue. On fait le point.

Resserrer la vis auprès des enfants pour tenter d'endiguer la nouvelle vague épidémique. Pris de court par le déferlement du variant Omicron, qui s'ajoute à une épidémie de Delta déjà particulièrement forte, le gouvernement espère freiner la propagation du virus chez les jeunes. 

Pour cela, de nouvelles mesures, qui concernent notamment l'école, sont entrées en vigueur ce lundi, jour de rentrée scolaire. "Ce n'est pas très clair, honnêtement". Comme pour cette mère qui témoigne dans le reportage de TF1 en tête de cet article, ces dispositions demeurent encore floues pour de nombreux parents. LCI fait le point. 

Trois tests en quatre jours pour les élèves cas contacts

C'est sans doute la nouvelle norme qui a le plus fait parler : à partir de ce lundi, si un cas positif au Covid-19 est détecté dans une classe, tous les élèves de celle-ci devront se faire dépister trois fois en quatre jours. Le premier test négatif leur permettra de revenir en classe. "Ce qui change, c'est que désormais, quand la famille fera le premier test, elle recevra en pharmacie deux autotests gratuits, pour que les élèves se testent à nouveau à la maison à J + 2 et à J + 4", indique Jean-Michel Blanquer dans les colonnes du Parisien. Les parents devront attester par écrit que les tests ont bien été accomplis. "Il n'y aura donc pas d'isolement des personnes dont les tests sont négatifs", ajoute le ministre de l'Éducation Nationale. "Mon nez va souffrir", se désole tout de même un élève au micro de TF1.

Lorsqu'ils seront testés positifs, les enfants vaccinés concernés auront la possibilité de sortir de leur isolement au bout de cinq jours avec un test PCR ou antigénique négatif et sans signe d’infection depuis 48 heures. Pour les autres, sans schéma vaccinal complet, la période d’isolement reste fixée à 10 jours pleins (avec possibilité d’en sortir au bout de sept, avec un test PCR ou antigénique négatif et sans signe clinique d’infection depuis 48 heures).

Plus de répartition dans les autres classes

Petit changement à noter sur le protocole sanitaire en cas d'absence d'un professeur. Dans les écoles primaires, si "un enseignant est absent et dans l’attente de son remplacement", les élèves ne peuvent, dorénavant, plus "être répartis dans les autres classes", a annoncé vendredi le ministère de l’Éducation nationale sur son site internet. Une situation qui risque de créer des difficultés pour de nombreux établissements. "J'ai de gros doutes sur le fait que j'ai des remplaçants donc ce matin je ne peux pas accueillir 50 élèves. Dans l'attente d'un remplacement, les élèves ne peuvent plus être accueillis parce qu'ils ne peuvent plus être mélangés dans les autres classes", explique avec un brin de désarroi Marie-Hélène Plard, directrice de l'école maternelle Samira Bellil à l'Île-Saint-Denis, aux équipes de TF1. 

À noter que les professeurs vaccinés appliqueront "le même protocole des tests itératifs que celui que nous appliquerons pour les enfants". "Il n’y aura donc pas d’isolement des personnes dont les tests sont négatifs", selon Jean-Michel Blanquer, qui annonce un recrutement massif de "contractuels et des vacataires" pour combler les futurs manques de personnel éducatif. 

Les cours de musique et d'EPS maintenus, pas les moments de convivialité

Pour éviter la propagation du virus, les "moments de convivialité" - comme le partage de la galette des rois - sont "désormais prohibés" dans les écoles françaises, indique une note du ministère. Pour autant, les cours de musique et de chorale continuent sont, eux, maintenus. Le port du masque et les gestes barrières doivent, toutefois, être strictement respectés. Même chose pour les cours d'éducation physique et sportive (EPS) lors desquels il est tout de même "très fortement recommandé" de prioriser les activités en extérieur. Si ce n’est pas possible, il faut privilégier les "activités de basse intensité compatibles avec le port du masque et les règles de distanciation"

Enfin, le ministère "recommande vivement" de reporter les sorties scolaires en espaces clos, ainsi que les voyages scolaires. 

Le port du masque obligatoire dès... 6 ans

Alors que l'obligation ne concernait jusque-là que les enfants de plus de 11 ans, le port du masque a été étendu, jusqu'au 23 janvier minimum, à tous les mineurs de 6 ans et plus. Le nouveau décret publié par l'exécutif prévoir qu'ils devront porter cet équipement dans les transports collectifs intérieurs (métros, trains, avions, taxis, bateaux etc...) et les lieux recevant du public. Sont ainsi notamment concernés les salles de spectacle, les restaurants et cafés, les gymnases et salles de sport, les musées et bibliothèques mais aussi les centres commerciaux et les lieux de culte. 

En outre, les enfants devront également porter le masque en extérieur dans les zones visées par un arrêté préfectoral, comme à Paris. À l'école, le port du masque est également étendu à la cour de récréation, jusque-là épargnée pour les plus jeunes.

De nouvelles dispositions pour la garde des enfants

Dans une optique d'anticiper de potentiels arrêts maladie en cascade - cas contact ou test positif - le gouvernement a modifié les règles encadrant la garde des enfants. Ainsi, les assistantes maternelles exerçant à leur domicile ou en maison d'assistants maternels pourront "accueillir jusqu'à six enfants simultanément", au lieu de quatre maximums habituellement. Un professionnel "peut accueillir seul jusqu'à trois enfants" dans les crèches ou jardins d'enfants, précise également le décret. Enfin, un maximum de 20 enfants peuvent être accueillis dans les maisons d'assistantes maternelles.

Quid du pass sanitaire/vaccinal ?

Pour l'heure, aucun changement n'est à noter en la matière. Les enfants de moins de 11 ans restent ainsi dispensés du pass sanitaire pour des activités de la vie quotidienne. En revanche, les jeunes de plus de 12 ans doivent en être munis pour continuer d'avoir une vie sociale. Le projet de loi sur le pass vaccinal semble, pour l'heure, conserver cette distinction avec les 12-17 ans qui se verraient imposer ce nouveau mécanisme, au contraire des enfants âgés de moins de 11 ans. Toutefois, seule la mouture définitive du texte, après vote du parlement, permettra d'y voir plus clair en la matière. 


Maxence GEVIN | Reportage TF1 C. CASANOVA, J. CLOUZEAU et N. PELLERIN

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