La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Déconfinement : "Il faut être optimiste, mais aussi prudent", assure Gérald Kierzek

TF1
Publié le 6 mai 2021 à 9h18, mis à jour le 6 mai 2021 à 11h55
JT Perso

Source : Le 20h l'Edition Spéciale

POINT - Le docteur Gérald Kierzek, consultant TF1-LCI, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris, était l'invité de Gilles Bouleau ce mercredi 5 mai 2021. Il est revenu sur la deuxième phase du déconfinement prévue le 19 mai.

La première étape du calendrier de déconfinement du 3 mai donne un léger avant-goût de liberté, avec la fin des attestations en journée et des restrictions de déplacement. La deuxième aura lieu 19 mai, date prévue pour la réouverture des commerces, des terrasses, des musées, salles de cinémas et théâtres, avec des jauges limitées. 

À deux semaines de la prochaine étape du déconfinement, la situation épidémique s'améliore en France, mais les hôpitaux restent surchargés de malades du Covid-19 et des experts sanitaires s'inquiètent toujours d'une réouverture prématurée. Pour autant, selon le docteur Gérald Kierzek, sollicité ce mercredi 5 mai sur TF1, "les chiffres donnent plutôt raison". Baisse du nombre de malades en réa (5.402 contre 5.504 mardi), taux de positivité, d'incidence et de reproduction en baisse, les indicateurs de circulation du SARS-CoV-2 sont plus favorables : "Quand on regarde les taux d'incidence, il n'y a plus qu'un département qui est au-dessus de 400 contaminations pour 100.000 habitants", note-t-il, même si "ces chiffres sont à prendre avec des pincettes". 

Face à un taux de positivité également à la baisse, "il faut être optimiste, mais il faut être prudent", assure le médecin urgentiste. "Il ne faut pas relâcher tout d'un coup. C'est peut-être l'erreur qu'on avait faite lors du premier confinement. C'est important d'y aller étape par étape. Il faut laisser quinze jours au moins pour voir l'effet d'une mesure de relâchement."

Une tendance à la baisse des hospitalisations

Le  consultant TF1-LCI rappelle qu'"aujourd'hui en France, il y a une forte tension dans les hôpitaux" : "Il y a un plateau qui est haut, mais il est plutôt à la baisse. Il y a toujours des unités de service de réanimation éphémères. Tant que la tension ne se sera pas relâchée, aussi bien sur les services éphémères que sur les déprogrammations, il faudra être vigilant." 

Lire aussi

Pour l'instant, assure-t-il, "on est toujours sur une tendance qui est à la baisse en terme d'hospitalisation, et il faut continuer comme ça." De l'espoir placé en ces jours prochains, donc. Après l'étape du 19 mai, marquée aussi par la réouverture aux spectateurs des établissements sportifs (avec des jauges et une limite de 800 personnes en intérieur), l'agenda de l'exécutif prévoit une étape ultérieure le 9 juin, avec réouverture des cafés et restaurants (tables de 6 maximum), des salles de sport et la possibilité d'accueillir jusqu'à 5.000 personnes dans les lieux culturels et sportifs avec pass sanitaire. Puis, le 30 juin doit sonner la fin relative des jauges et du couvre-feu. 


TF1

Tout
TF1 Info