La France face à une 3e vague d'ampleur

Covid : les cliniques privées sont-elles également en tension ?

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Publié le 31 mars 2021 à 10h03, mis à jour le 31 mars 2021 à 10h23
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

REPORTAGE - Pour soulager les hôpitaux publics dans les régions les plus touchées par le coronavirus, des transferts de malades dans des établissements privés sont opérés. Où en est la coopération entre ces deux mondes aujourd'hui ?

C'est un exemple modèle de collaboration entre le public et le privé. À Lille, dans le Nord, clinique et CHU travaillent main dans la main face au Covid. Dans l'établissement privé "Le Bois", quinze lits de réanimation ont vu le jour ce mois-ci. 

Le directeur est en contact permanent avec ses homologues du public : "Franchement, il n'y a plus ni le public ni le privé. Il y a des réanimations, des services de soins intensifs qui prennent en charge des patients Covid. Avec des réunions tous les jours, soit des réunions une fois par semaine pour organiser et pour coordonner tout ça au niveau régional", explique Laurent Delemer.

En théorie, le privé peut ouvrir jusqu'à 4.000 lits de réanimation

Dans les Hauts-de-France, 12% des patients Covid graves sont pris en charge dans le privé. Et ces chiffres grimpent encore dans les régions plus saturées comme l'Île-de-France. Près de 26% des malades du Covid en réanimation sont hospitalisés dans des cliniques. Peut-on aller encore plus loin pour soulager l'hôpital public ?

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En théorie, le privé peut ouvrir jusqu'à 4.000 lits de réanimation. Cependant, tous ses établissements ne peuvent pas accueillir ce type de patients. "Dans les 500 cliniques qui exercent une activité de chirurgie, seulement 150 d'entre elles ont la capacité d'avoir des lits de réanimation. Il faut savoir organiser un service de réanimation", explique Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'Hospitalisation Privée.


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