Un nouveau déconfinement en 4 étapes clés

Déconfinement conditionné au taux d'incidence :  les Marseillais s'inquiètent

Léa LUCAS avec TF1
Publié le 30 avril 2021 à 17h32
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

INCERTITUDE - Les restrictions sanitaires pourraient ne pas être levées le 19 mai prochain dans les Bouches-du-Rhône, en raison d'un taux d'incidence encore trop élevé. Plus de 400 habitants sur 100.000 testés sont positifs au Covid-19.

Alors que la plupart des Français sont dans les starting-blocks, prêts à aller boire un verre en terrasse le 19 mai prochain, les Marseillais redoutent cette échéance. Et pour cause : la levée des restrictions sanitaires reste conditionnée à l'évolution de la situation épidémique dans l'ensemble du département. Or, dans les Bouches-du-Rhône le taux d'incidence est encore trop  élevé (451 personnes positives au Covid-19 pour 100.000 habitants). 

Ce retour tardif à un semblant de vie normale pourrait en décevoir plus d'un. "Si les gens prennent leurs dispositions personnelles et professionnelles, mais que finalement on leur annonce qu'à Marseille on n’est pas déconfiné, ils vont sauter par la fenêtre", peste un homme aux cheveux blancs, dans le reportage en tête de cet article. "Tout le monde en a ras-le-bol, on finit par tous déprimer", tempête à son tour une dame en balade sur le Vieux-Port. "Pour faire revivre cette ville devenue morte, on aimerait déconfiner les gens. Parce que sinon, ils vont se déconfiner tout seuls", affirme une riveraine.

Taux d'incidence supérieur à 400 dans huit départements français au 30 avril 2021 selon Santé Publique France. - TF&

En dépit de cette incertitude à quelques semaines d'un déconfinement progressif, certains restent un brin optimiste : "Je pense qu'on va être déconfinés, mais plus restreints que les autres". Quand d'autres prônent un renforcement des mesures barrières pour amorcer cette sortie de crise attendue. "Il faut de la discipline, mais ici il n'y en a pas", regrette une riveraine.

Les commerçants dans la tourmente

Les commerçants, dont certains ont le rideau baissé depuis fin mars, craignent de lourdes retombées économiques. "A 19 h, il n'y a plus personne et cela se ressent financièrement", déplore Chakib Bounouh, boulanger. "On fait 30% (de chiffre d'affaires) en moins" depuis l'instauration d'un couvre-feu mi-décembre dernier, ajoute-t-il. 

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Outre les Bouches-du-Rhône, sept autres départements (Oise, Paris, Essonne, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d'Oise) enregistrent un taux d'incidence supérieur à 400, le seuil envisagé par le gouvernement pour bloquer les réouvertures. Les prochaines semaines s'avèrent ainsi décisives pour les 12 millions de Français de ces zones, pressés retrouver leur liberté. 


Léa LUCAS avec TF1

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