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Dr Gérald Kierzek : "Le confinement n'est sûrement pas la seule et unique solution"

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Publié le 18 mars 2021 à 10h09, mis à jour le 18 mars 2021 à 10h16
JT Perso

Source : Le 20h l'Edition Spéciale

COVID-19 - Les services de réanimation en Île-de-France et dans les Hauts-de-France ne sont pas loin de la saturation. Pourquoi dans ces deux régions particulièrement ? Les explications du Dr Gérald Kierzek.

Plusieurs facteurs expliquent la tension dans les hôpitaux en Île-de-France et dans les Hauts-de-France, selon le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu à Paris et consultant pour TF1-LCI. "Il y a la densité de la population, peut-être un relâchement des pratiques. À Dunkerque, le carnaval officiel ayant été annulé, il y avait peut-être eu un relâchement des gestes barrières. Et puis, il y a quand même ce point commun de la saturation des services de réanimation. Et donc, de la sous-capacité de ces services ", détaille-t-il.

"Dans la région Île-de-France, il y a 1200 lits de réanimation pour douze millions d'habitants. Et donc, en permanence, il y a cette tension. Il faut quand même se rassurer, on n'est pas dans une situation catastrophique dans laquelle on refuserait des malades. Mais il y a davantage d'entrants que de sortants et donc en permanence un flux tendu. La solution consisterait soit à créer des lits, soit à essayer un confinement pour essayer de tarir le flux sans qu'il n'y ait forcément une causalité ou une efficacité qui ait été démontrée", poursuit-il.

"Une des solutions serait de créer des lits"

"Si on manque de lit et si on a un problème pour vider les services de réanimation, ce n'est le confinement qui va les vider. Ça empêche effectivement des malades d'arriver. Mail il n'y a pas des flux non plus extrêmement conséquents qui arrivent. En revanche, il y a une petite différence entre les entrants et les sortants. Donc, une des solutions serait de créer des lits, d'ouvrir un certain nombre d'unités de réanimation ou autres (...) Le confinement n'est sûrement pas la seule et unique solution", explique le médecin. 

Les autotests sont une autre solution intéressante à ses yeux : "Ils sont enfin autorisés et pourraient être un moyen par exemple de participer à des fêtes. Je préférerais voir des jeunes qui font la fête mais qui s'autotestent parceque cela permettrait de détecter les cas positifs et ainsi de les tracer de manière efficace", ajoute-t-il.


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