La France face à une 3e vague d'ampleur

Epidémie : des patients sous oxygène à domicile pour soulager les hôpitaux

Publié le 26 mars 2021 à 20h04
JT Perso

Source : JT 20h WE

Ces sept derniers jours, 12.000 personnes ont été hospitalisées. Actuellement, dans certains cas, il est aussi possible de mettre un patient sous oxygène à domicile. Une surveillance à distance efficace et moins traumatisante pour les malades.

Sous oxygène dans son canapé. C’est le quotidien de François Latu depuis bientôt trois semaines. À 54 ans, malade du Covid, il a passé une dizaine de jours à l’hôpital. Pouvoir être prise en charge chez lui est un soulagement. “ça lève les anxiétés. ça permet de faire re-baisser la pression. Parce que l’hôpital c’est bien, mais on ne se repose pas beaucoup. Et, c’est très rassurant de ne pas être lâché dans la nature, une fois qu’on est sorti de l'hôpital surtout”, se réjouit-il.

Tous les jours, des infirmières viennent prendre ses constantes et envoient ces données à l’hôpital d’Argenteuil. Ce sont toujours des médecins qui décident de la prise en charge du patient. Juliette Moussel, cadre de santé à la fondation Santé et Services explique : “Ce sont des patients qui sont stabilisés dans leur prise en charge mais restent fragiles, et surtout, nécessitent une surveillance rapprochée”. À elle d’ajouter : “Nous avons 70 patients en charge qui permet, en gros, de libérer deux services hospitaliers”. C’est bien là tout l’intérêt : décharger des hôpitaux saturés.

Aux urgences d’Argenteuil, ce système a permis de diviser par deux le séjour des malades, de huit à quatre jours en moyenne, comme pour ce patient. “À la maison, elle est quand même mieux. Plus rassuré si je suis à la maison avec ma compagne”, jubile-t-il. Ces quinze derniers jours, le nombre de patients pris en charge à domicile a doublé. Pour les soignants à l’hôpital, c’est l’espoir de ne pas revivre le cauchemar de la première vague. Avec l’avancée des connaissances sur le Covid, l’hospitalisation n’est plus la règle. Mais les alternatives sont encore trop peu utilisées. “On a un peu tendance en France, à garder à l’hôpital des patients qui pourraient tout-à-fait sortir. On a un champ des pratiques extrêmement large. On a une vision qui reste encore très hospitalière”, précise Élisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile.L’année dernière, en 2020, 160 000 personnes ont été hospitalisées.


La rédaction de TF1info

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