En France, environ 1300 cas d'intoxications au monoxyde de carbone et une centaine de décès sont recensés chaque année.
Les intoxications dues à ce gaz toxique voire mortel pour l'homme se multiplient ces dernières semaines.
Comment limiter les risques ? TF1 fait le point.

Mauvaise combustion, chaudière laissant du gaz s'échapper... Les intoxications au monoxyde de carbone commencent souvent ainsi. Dans l'est de la France, des personnes intoxiquées sont prises en charge chaque semaine par les pompiers. Dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 janvier, une vingtaine de personnes ont été intoxiquées suite à une défaillance de la chaudière au fioul de leur immeuble à Allevard (Isère). Un homme de 54 ans est décédé, et douze personnes ont été admises à l'hôpital.

C'est en Haute-Savoie que les cas les plus graves ont été pris en charge après le "dysfonctionnement" d'une chaudière à gaz d'un domicile, ont indiqué les pompiers. À Annecy, mardi 26 décembre, les secours sont intervenus auprès de six personnes dans un appartement situé au nord du centre-ville, l'état de santé de quatre d'entre elles nécessitant une hospitalisation, ont-t-ils précisé.

Ce gaz est extrêmement toxique, "même en très faible quantité", explique sur son site Atmo, association de surveillance de la qualité de l’air. Un risque encore plus présent l'hiver, avec l'utilisation des chauffages. Mais alors, comment prévenir ce type d'intoxication ? 

Entretenir ses installations

Au mois de novembre, le ministère de la Santé publie une série de recommandations pour limiter les risques. "L’entretien annuel par un professionnel qualifié des foyers et appareils de chauffage, de cuisine et de production d’eau chaude à combustion (...) est obligatoire", peut-on lire dans un communiqué. Laurent, chauffagiste interrogé par TF1, vérifie toujours. "Quand la chaudière est refermée, on recontrôle que tout fonctionne bien, qu'il n'y ait pas de souci particulier, et comme ça on est tranquille", déclare-t-il, un détecteur de gaz à la main. 

Il est également obligatoire de faire ramoner sa cheminée deux fois par an. "Tous les deux ou trois ans, il faut faire changer le joint de la cheminée. Au niveau de l'étanchéité de la porte, si vous avez un joint qui est défectueux, vous pouvez avoir un passage de monoxyde qui peut s'effectuer par cette porte", détaille méthodiquement un ramoneur dans le reportage ci-dessus. 

Installer un détecteur de monoxyde

Contrairement au détecteur de fumée, l'installation de détecteur de monoxyde de carbone n'est pas obligatoire. Il permet pourtant de s'épargner toute intoxication, puisqu'il est capable de repérer rapidement des concentrations élevées de monoxyde gaz dans l'air. "C'est inodore il paraît, donc c'est vrai que c'est pas évident, le détecteur c'est pas mal", réagit un homme interrogé par TF1 au supermarché. 

Plus simple encore, il est très important d'aérer son logement au moins un quart d'heure chaque jour en ouvrant les fenêtres. Une habitude à appliquer même en cas de grand froid. Il faut par ailleurs veiller à ne pas obstruer les ventilations.

Les symptômes : maux de tête, nausées, et problèmes digestifs
Capitaine Fabien Kettenhoven, chef d'unité des sapeurs-pompiers de Peltre (Moselle)

Quels sont les premiers symptômes ? "Mots de tête, nausées, et problèmes digestifs. Ce sont les premiers symptômes que l'on va rencontrer. Ça doit nous alerter, sachant que les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes sont encore plus sensibles à ces symptômes", détaille le capitaine Fabien Kettenhoven, chef d'unité des sapeurs-pompiers de Peltre (Moselle). 

Dans le cas où une quantité considérable de gaz a été inhalée, la respiration peut devenir difficile et des troubles de la concentration et de la vision peuvent aussi survenir. L'individu peut même perdre connaissance. "Une intoxication grave peut conduire au coma et au décès par défaillance cardiorespiratoire, parfois en quelques minutes", prévient le ministère. 


M.T | Reportage Guillaume Gruber et Vincent Ruckly

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