Le 13H

Santé : les rendez-vous médicaux deviennent rares et chers, selon l'UFC-Que Choisir

TF1 | Reportage Marine Brossard, Sonia Boujamaa, Bertrand Lachat
Publié le 8 novembre 2022 à 19h13
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

L'Hexagone n'est-il plus qu'un désert médical ?
C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude menée par l'UFC-Que Choisir.
L'association de consommateurs dénonce des rendez-vous plus rares et surtout plus chers.

Dans ce cabinet d’ophtalmologie à Antibes (Alpes-Maritimes), les patients ont dû attendre de longs mois avant d'obtenir un créneau. "On a déjà la chance d'avoir le rendez-vous. Donc, on s'estime heureux", affirme une patiente. "Depuis mon installation, nous sommes à trois mois de délai de rendez-vous actuellement", explique de son côté une ophtalmologue. Pour pouvoir consulter un tel spécialiste, il faut accepter un dépassement d'honoraires. Ici, la consultation est à 60 euros, deux fois le tarif remboursé par la Sécurité sociale.

8 Français sur 10 sont confrontés à la rareté des rendez-vous médicaux

Antibes n'est pas une exception. Tout l'hexagone est concerné. Plusieurs zones rencontrent des difficultés d'accès aux ophtalmologues remboursés à 100% par la Sécurité sociale. Huit personnes sur dix sont concernées. La situation est critique pour l'ensemble des spécialistes. 

Concernant les pédiatres, un enfant sur deux réside dans un désert médical. Résultat : de plus en plus de Français renoncent aux soins pour des questions financières, et cela ne devrait pas s'arranger. "Non seulement les deux tiers des ophtalmologues et des gynécologues pratiquent des dépassements, mais en plus cette part est en accélération rapide. C'est-à-dire que les nouvelles installations sont plus nombreuses à pratiquer des dépassements, que les médecins déjà en place" explique Maria Roubtsova, chargée de mission santé à l'UFC-Que choisir.

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Pour l'association, il faut contraindre les médecins. "Si on pouvait refuser toutes les nouvelles installations qui pratiquent plus de deux fois le tarif de la Sécurité sociale, ça serait déjà un début pour avoir une meilleure maitrise des tarifs", analyse Maria Roubtsova.

L'association préconise également d'imposer un secteur géographique aux médecins généralistes qui s'installent, comme c'est déjà le cas pour les infirmiers ou les pharmaciens.


TF1 | Reportage Marine Brossard, Sonia Boujamaa, Bertrand Lachat

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