VIDÉO - "Sécurité sociale alimentaire" : expérimentée localement, pourrait-elle se généraliser ?

par La rédaction de TF1info | Reportage : Eléna Despatureaux, Quentin Trigodet
Publié le 25 novembre 2023 à 17h30

Source : JT 20h WE

C'est une sorte de sécurité sociale de l'alimentation.
Ce système est expérimenté en ce moment à Montpellier.
Chaque adhérent donne en fonction de ses moyens et se voit attribuer un montant qu'il peut dépenser dans les commerces agréés.

Il y a encore quelques mois, cette retraitée devait compter sur l'aide du Secours populaire, pour manger à sa faim. Mickaelle Moine, 75 ans, membre de la "caisse alimentaire commune" de Montpellier, vit seule avec moins de 800 euros par mois. Aujourd'hui, elle ne se refuse rien dans le magasin "Biocoop" où notre équipe l'a rencontrée alors qu'elle fait ses courses. Elle fait partie d'une caisse alimentaire, inspirée de la sécurité sociale, testée à Montpellier, que l'on peut découvrir dans le reportage de TF1 en tête de cet article.

Monnaie alimentaire virtuelle

Le principe est simple, les bénéficiaires cotisent, selon leur moyen, cinq euros par mois pour Mickaelle, et reçoivent en retour une allocation de 100 euros mensuels, sous forme de monnaie alimentaire virtuelle, la MonA.

La carte Vitale pour remplir son panier ?

Comme Mickaelle, plus de 350 personnes testent le dispositif à Montpellier, financé en partie par la mairie, depuis 2022. Et si votre carte Vitale vous aidait un jour à remplir votre panier ? C'est l'idée que défendent une vingtaine d'associations, des citoyens et des chercheurs, à l'origine du projet. Mais comment ce système est-il financé ? Pour l'instant, il tient grâce à des subventions publiques. Mais demain, l'État pourrait être gagnant, selon les concepteurs du projet. 

En "mangeant bien", c'est-à-dire en dépensant son pécule virtuel dans des magasins bios qui privilégient les fruits et légumes et les produits frais, de nombreuses maladies pourraient diminuer significativement, estime le président de l'association Vrac. Boris Tavernier rappelle que le seul diabète coûte 10 milliards annuellement à la sécurité sociale. Prévenir plutôt que guérir, dans une population précarisée qui souvent n'a plus accès à une alimentation saine et équilibrée. L'expérimentation de Montpellier pourrait être tentée également à Lyon, Bordeaux et Nantes, dans les prochains mois. 


La rédaction de TF1info | Reportage : Eléna Despatureaux, Quentin Trigodet

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