Bronchiolite : les urgences pédiatriques saturées

Urgences pédiatriques : pourquoi les services craquent

Publié le 22 octobre 2022 à 20h02
JT Perso

Source : JT 20h WE

Les leçons n'ont clairement pas été tirées après l'épidémie de covid. Une pandémie qui aurait dû nous alerter sur la fragilité de notre système hospitalier. La situation s'est même aggravée avec une crise accrue des vocations.

Il a fallu 8 heures d'attente pour être prise en charge aux urgences pédiatriques de à l'hôpital Necker-Enfants malades vendredi. Un constat révoltant pour celle qui est à l'origine de la lettre ouverte à Emmanuel Macron. "Là, on fait semblant de découvrir un problème qui existe depuis plusieurs années pour lequel nous avons beaucoup de rapports et rien n'a été fait", déplore la Pr Isabelle Desguerre, chef de service de neuropédiatrie de cet hôpital.

À l'hiver 2019, en pleine épidémie de bronchiolite, nous avions en effet filmé ces images de transfert d'enfant depuis des services pédiatriques saturés. Mais depuis à l'hôpital, la situation s'est encore aggravée. La crise covid a accéléré les départs de soignants dans tous les services, notamment en Île-de-France, 17 370 infirmiers dans les hôpitaux de Paris contre 15 783 en août dernier. "Maintenant, on est dans un cercle infernal où plus vous avez de soignants dégoûtés qui s'en vont, plus la charge de travail se dégrade pour ceux qui restent. Ce qui entraîne de nouveaux départs", explique Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). Or, ces départs ne sont plus compensés par l'arrivée de jeunes diplômés.

À court terme, pour désengorger les urgences pédiatriques, le ministre de la Santé lance un appel à tous les parents. "La majorité des bronchiolites sont bénignes et se soignent avec le médecin traitant. Il ne faut donc pas se précipiter vers les services de pédiatrie, rajoutés du monde et de la confusion. Il faut appeler le SAMU. Vous appelez le 15 et vous aurez un médecin au téléphone", dit François Braun, ministre de la Santé. Problème, les pédiatres de ville se disent déjà débordés. Selon nos informations, une enveloppe de 150 millions d'euros vient d'être débloquée par le ministère de la Santé pour les services hospitaliers les plus en difficulté.

TF1 | Reportage E. Lefebvre, A. Fourcade


La rédaction TF1 Info

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