Covid-19 : le défi de la vaccination

Vaccination des soignants : pourquoi on accélère

Publié le 3 janvier 2021 à 20h05, mis à jour le 3 janvier 2021 à 23h35
JT Perso

Source : JT 20h WE

L'essentiel

La France a commencé sa campagne de vaccination, il y a pile une semaine, et n'en est qu'à 432 doses administrées. Une lenteur si critiquée que le gouvernement a décidé d'accélérer. Les soignants de plus de 50 ans peuvent désormais se faire vacciner.

Juste après leur vaccination, ces médecins nous présentent fièrement leur attestation. "C'est important, en tant que médecin, de donner l'exemple à ses patients, qui tous les jours, vous pose la question (vous allez vous faire vacciner docteur ?)". C'est important de protéger tout le monde", se réjouit Dr Marc Moyal, gynécologue, obstétricien - Evry (Essonne). Mais à l'Hotel-Dieu (AP-HP) ce dimanche après-midi à Paris, certains soignants sont repartis frustrés. "On vient et voilà, il faut prendre rendez-vous. J'imagine qu'ils ont surement des tas de raisons administratives valables", se plaint Dr Joël Crequat, échographiste - Paris (17e). Une centaine de professionnels de santé de plus de cinquante ans ont été vaccinés dans cet hôpital entre samedi et dimanche.

Les soignants ont accès au vaccin un mois avant la date prévue initialement. "Ce n'est pas suffisant. Ce qu'il faudrait, c'est faire une vaccination de masse parvenant à mettre une immunité collective, telle qu'enfin, on soit à distance de ces épisodes d'accalmie, de rechute, confinement, déconfinement, etc.", souligne le Pr Axel Kahn, généticien, président de la Ligue nationale contre le cancer. Si la vaccination est primordiale, des problèmes subsistent : les formalités administratives, la conservation à moins 80 degrés et les vaccins disponibles, 560 000 aujourd'hui. "Moi je dis au ministre de la Santé une chose très simple : vous allez chez monsieur Pfizer et vous allez commander du Pfizer pour tout le monde. On ne peut pas prendre le risque en disant, on attend que les autres vaccins arrivent. Ça, ce n'est pas possible", martèle Pr Philippe Juvin, chef des urgences - Hopital Georges Pompidou (AP-HP) Paris (15e), maire (LR) de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine). Ce dimanche, le gouvernement a annoncé que l'objectif est de vacciner 26 millions de Français avant l'été.