Covid-19 : déjà un an de pandémie...

Une "super souris" transgénique pour reproduire les symptômes graves du Covid-19

La rédaction de LCI
Publié le 26 octobre 2021 à 6h19
JT Perso

Source : TF1 Info

RECHERCHE - La société lyonnaise genOway a conçu une souris transgénique pouvant reproduire les symptômes graves d'une infection à un coronavirus. Une avancée majeure pour tester efficacement traitements et vaccins.

Pas moins de neuf modifications génétiques ont été nécessaires pour créer cette "super souris". La société lyonnaise genOway a annoncé, lundi, avoir conçu une souris de laboratoire permettant de reproduire "le plus fidèlement possible" les symptômes les plus graves, chez l'homme, d'une infection au Covid-19 et autres types de coronavirus.

Depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19, de nombreux chercheurs en génétique et immunologie se sont lancés dans une course au rongeur transgénique, afin de tester efficacement traitements et vaccins. Il manque en effet un récepteur sensible au coronavirus, celui qui lui permet d'entrer dans les cellules, aux souris de laboratoires utilisées d'ordinaire pour les infecter efficacement au Covid-19.

Des modèles consistant à implanter un récepteur "humanisé" avaient été mis au point. Mais jusqu'à présent, l'animal ne développait pas des symptômes comparables aux humains. La société a dû modifier génétiquement un modèle de rongeurs et le doter d'un système immunitaire humain complet et fonctionnel pour dépasser cet obstacle.

La seule "super souris" sur le marché

Cette souris, la seule de ce type sur le marché, selon l'entreprise, sera produite à grande échelle dans une plateforme que la société a inaugurée en janvier après avoir investi deux millions d'euros. "L'autre avantage de ce modèle est qu'il sera adaptable à tous types de mutations du virus et aux autres virus de la famille des coronavirus", a assuré Kader Thiam, vice-président innovation de la société, dans un communiqué de presse. 

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De tels rongeurs avaient été utilisées entre 2002 et 2003 pour étudier la pandémie de SRAS en Asie, mais "plus personne ne s'intéressait à ces souris" une fois que l'épidémie avait faibli, du coup, les labos de recherche n'en avaient plus, expliquait encore Christophe D'Enfert, directeur scientifique de l'Institut Pasteur, à l'AFP en mars 2020. 


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