La zone active à la surface du soleil, qui a provoqué des aurores boréales dans le monde entier il y a trois semaines, est en train de revenir dans notre direction.
Il n'est pas impossible qu’une nouvelle tempête solaire de forte intensité déferle sur la Terre dans les jours à venir, ce qui pourrait donner lieu à de nouvelles aurores.

Sous nos latitudes, c'est un spectacle qui a de quoi surprendre. Le 10 mai dernier, un puissant orage géomagnétique de classe G5, le niveau le plus élevé sur l’échelle qui mesure l’intensité de ce phénomène, a provoqué de sublimes aurores boréales dans le monde entier, y compris en France. Ce phénomène cosmique, fruit de l'intensité activité qui règne actuellement à la surface du soleil, est relativement courant lorsqu'on s'approche des Pôles. Cependant, il est rarissime d'en apercevoir sous nos latitudes.

En raison de l'activité intense de notre étoile, qui connaît actuellement son pic, il n’est pas impossible qu’une nouvelle tempête solaire de forte intensité déferle sur la Terre dans les jours à venir, ce qui pourrait donner lieu à de nouvelles aurores boréales, selon les experts. "Ça y est le Soleil a pas mal tourné sur lui-même, et la zone active qui a provoqué les aurores du 10 mai est bientôt de retour. Et elle est clairement toujours très active !!!", s'est enthousiasmé, le 28 mai sur X, l’astronome français Eric Lagadec. 

Des conditions d'observations optimales

Pour rappel, ce phénomène se produit quand des jets de particules chaudes et magnétiques, générés par ces éruptions solaires, atteignent l'environnement de la Terre. En se mélangeant aux atomes d’oxygène et de nitrogène présents dans la magnétosphère, ces particules solaires libèrent des photons, donc de la lumière. Celles que l’on observe le plus couramment sont de couleur verte. Mais en cas d’activité solaire très intense, il est occasionnellement possible d’en admirer des rouges, bleues et mauves.

La date du 6 juin, soit exactement 27 jours après l’évènement du 10 mai, coïncide avec celle de la nouvelle lune. Cette nuit-là, notre satellite naturel se trouvera entre le Soleil et la Terre. De ce fait, la face éclairée sera à l’opposé de nous. Or, ce n'est que dans un ciel sombre que les aurores, en particulier les aurores peu lumineuses, sont facilement visibles. Autrement dit, les conditions d’observations seront optimales. Encore un peu de patience, même si rien n’est certain encore une fois, rappelons-le.


Matthieu DELACHARLERY

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