Espace : des chercheurs prouvent l’origine extrasolaire d’un astéroïde

Publié le 22 mai 2018 à 4h58
Espace : des chercheurs prouvent l’origine extrasolaire d’un astéroïde

Source : P. CARRIL/ESA

CORPS CÉLESTE – Des chercheurs ont mis à jour l’origine extrasolaire de l’astéroïde 2015 BZ509. Une découverte qui devrait nourrir les recherches sur l’histoire de notre système solaire.

2015 BZ509 est-il un astéroïde-migrant ? Découvert en 2014, ce corps céleste de 3 km de diamètre est au cœur des recherches de Fathi Namouni (CNRS) et de sa consœur brésilienne Helena Morais. Des recherches qui semblent fructueuses puisqu'ils viennent tout juste de révéler les conclusions de leurs calculs. Et contrairement à Oumuamua - cet astéroïde qui avait frôlé la Terre en 2017 avant de plier bagages- 2015 BZ509 est bel et bien un membre permanent de notre système solaire. Il serait toutefois né dans un système stellaire voisin. 

Sur son site, le CNRS précise : 2015 BZ509 "occupe l'orbite de Jupiter et tourne autour du Soleil à la même vitesse que la planète géante. Sauf qu'il le fait… en sens inverse. Or les astéroïdes qui ont de telles orbites rétrogrades se trouvent habituellement dans les confins du Système solaire". 

Forts de ce constat, les deux chercheurs décident alors de retracer son orbite grâce à une simulation numérique. "Ils ont pu ainsi remonter durant 4.5 milliards d'années jusqu'à la naissance du système solaire, poursuit le CNRS. Surprise : 2015 BZ509 a toujours eu une orbite rétrograde, même aux premiers temps du système solaire, alors qu'à cette époque, absolument tous les astéroïdes et planètes tournaient autour du Soleil dans le même sens". Conclusion : "2015 BZ509 a dû naître dans un système stellaire voisin avant d'être capturé par Jupiter".

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Quoi qu’il en soit, "comprendre exactement quand et comment 2015 BZ509 a migré dans le Système solaire permettrait de mieux connaitre l'environnement originel du Soleil", ajoute le CNRS. De quoi "fournir des indices supplémentaires sur l'enrichissement potentiel de notre environnement primaire avec des composants nécessaires à l'apparition de la vie sur Terre". D’autant que, toujours selon les calculs des deux chercheurs, d’autres découvertes de corps extrasolaires pourraient survenir à l’avenir. 


La rédaction de TF1info

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