Une "éruption solaire massive" a été observée ce week-end.
Celle-ci est à l'origine de l'émission d'une quantité importante de particules qui pourraient bientôt être visibles depuis la Terre.
Selon les experts, de belles aurores pourraient ainsi illuminer le ciel ce lundi, au moins à haute latitude.

Une "gigantesque éjection de masse coronale". C'est le phénomène observé, dans la nuit de vendredi à samedi, sous l'effet d'une tache solaire, expliquent plusieurs spécialistes qui prédisent l'arrivée d'une quantité importante de particules dans l’environnement terrestre le 11 juin.

"Le 8 juin 2024, une éruption solaire massive de classe M9.8 a été observée. Elle provient de la région active AR3697. Il y a eu éjection de masse coronale (CME) dans l’espace. La CME est dirigée vers la Terre. La CME devrait atteindre la Terre d’ici le 10 juin 2024, avec des tempêtes géomagnétiques de niveau G2 (modéré) à G3 (fort)", écrit notamment sur X, anciennement Twitter, Fabrizio Bucella, docteur en physique et professeur à l'Université libre de Bruxelles. Et de poursuivre : "Si on atteint le niveau G3, les aurores boréales seraient visibles sous nos latitudes".

"De belles aurores au moins à haute latitude"

"Les modèles prédisent que ce flux de particules solaires pourrait arriver dans l'environnement terrestre. Si le champ magnétique terrestre est dans la bonne configuration, de belles aurores pourraient être produites, au moins à haute latitude", écrit de son côté le médiateur scientifique et conférencier Pierre Henriquet, alias Astropierre, qui avance lui aussi la date de lundi.

En effet, pour que les effets d’une tempête magnétique soient visibles à des latitudes aussi basses que celle de la France, il faut que celle-ci soit particulièrement forte et dirigée vers la Terre.

C'est ce qui s'était produit le week-end du 11-12 mai, lorsque des tempêtes solaires avaient ébloui un grand nombre de Terriens avec un festival de couleurs dans le ciel nocturne jusqu'au Mexique ou encore le sud de l'Europe et de l'Afrique. Ces aurores boréales avaient été causées par le plus puissant orage géomagnétique depuis celui d’octobre 2003 et surnommé  "tempête d’Halloween", qui avait provoqué des pannes de courant en Suède et endommagé des réseaux en Afrique du Sud.

Pour rappel, les orages géomagnétiques surviennent quand des flux de particules chargées électriquement sont expulsés depuis la surface du Soleil et atteignent la magnétosphère, le champ magnétique terrestre. Ces flux de particules sont particulièrement intenses lors des éjections de masse coronale, à savoir des éruptions très fortes survenant à proximité des taches solaires. C’est ce phénomène qui se matérialise sous la forme de ce que l’on appelle communément "aurores boréales".

L'activité solaire est "tout sauf terminée", avait prévenu fin mai Alexi Glover, coordinateur de la météo spatiale à l'ESA, bien qu'il est difficile de prévoir la sévérité d'éventuelles éruptions ou si elles provoqueront des aurores boréales. En cause : la fin d'un pic d'activité du Soleil dans son cycle de onze ans. 


A. LG avec AFP

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