Le premier lancement d'Ariane 6 espéré pour l'été 2024

par M.G avec AFP
Publié le 30 novembre 2023 à 16h38

Source : JT 20h WE

L'Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé jeudi que le lancement inaugural d'Ariane 6 était prévu entre le 15 juin et le 31 juillet 2024.
La date définitive ne sera, toutefois, arrêtée que dans quelques mois.

Enfin une bonne nouvelle pour la conquête spatiale européenne. Initialement prévu en 2020, le lancement inaugural de la fusée Ariane 6 est prévu entre le 15 juin et le 31 juillet 2024, a annoncé ce jeudi l'Agence spatiale européenne (ESA). "C'est une bonne journée pour l'Europe spatiale", s'est félicité en conférence de presse le directeur de l'ESA, Josef Aschbacher, précisant qu'un récent test critique consistant en la mise à feu du moteur Vulcain 2.1, qui doit propulser l'étage principal du bolide, s'est révélé être un "succès complet". 

Encore des tests à effectuer

La date finale ne sera toutefois pas dévoilée avant mars ou avril 2024, après la "revue générale de qualification" du lanceur, a indiqué le président du Centre national d'études spatiales (CNES), Philippe Baptiste. Par ailleurs, l'engin doit encore faire l'objet de deux tests visant à vérifier son fonctionnement en conditions dites "dégradées" : le 7 décembre avec un test du moteur réallumable Vinci de l'étage supérieur, et le 15 décembre avec un test de remplissage de tous les étages, à Kourou. Ces expérimentations visent à "vérifier que la fiabilité et la robustesse de la conception (du lanceur) est conforme aux attentes", a déclaré Martin Sion, PDG d'ArianeGroup.

La décision de donner le feu vert pour le lancement d'Ariane 6, sous réserve que toutes les conditions techniques soient remplies, est le fruit d'une décision commune de l'ESA, d'ArianeGroup - constructeur du lanceur -, et du CNES, qui fournit l'infrastructure du port spatial guyanais de Kourou.

Le premier vol d'Ariane 6, conçu pour affronter la concurrence du lanceur américain Space X, a été reporté à plusieurs reprises en raison de la pandémie de Covid-19 et de difficultés de mise au point. Par conséquent, le Vieux continent se voit aujourd'hui priver d'un accès indépendant à l'espace, depuis le vol final du lanceur lourd Ariane 5 en juillet dernier. À noter que si le premier tir est réussi, il restera à s'attaquer au "vrai défi industriel de passer de la construction de deux à neuf lanceurs par an", a rappelé Martin Sion. Heureusement, cette montée en puissance devrait être facilitée par la récente décision des États membres de l'ESA de "stabiliser l'avenir de l'Europe dans l'espace", pointe Josef Aschbacher.  


M.G avec AFP

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