L’astronaute tricolore de 41 ans s’est vue officiellement assigner sa première mission spatiale.
Dès 2026, Sophie Adenot, qui poursuit sa formation au centre d'entraînement de la Nasa, à Houston, s'envolera dans l'espace.
Contactée par TF1info, elle évoque son entraînement et les épreuves qui l'attendent avant son départ.

Une première mission dans les étoiles. Déjà ! Sophie Adenot doit s'envoler dans l'espace au printemps 2026. La Française s’est vue officiellement assigner sa première mission spatiale ce mercredi. "On savait qu’on aurait chacun une place à bord de l’ISS avant 2030. Être la première, ça me rend ultra-heureuse !", se réjouit l'astronaute tricolore, joint en visio par TF1info. "Ce qui se profile, c'est une mission de 6 mois à bord de l'ISS, pendant laquelle il y aura environ 200 expériences scientifiques à réaliser", indique-t-elle. Sophie Adenot deviendra ainsi la deuxième française à partir en orbite, 30 ans après Claudie Haigneré.

La quadragénaire a terminé, en avril dernier, son "basic training" ("formation de base", en français) au Centre européen des astronautes, à Cologne, en Allemagne. Au cours de cette formation, Sophie Adenot a développé ses compétences en robotique, appris à faire fonctionner la Station spatiale internationale (ISS) et s'est exercée aux sorties dans l'espace en piscine, entre autres. "Thomas [Pesquet], comme tous les autres astronautes de l'Agence spatiale européenne, ont été de super mentors", confie la Française.

J'ai une énergie incroyable. Je suis prête à soulever des montagnes.
Sophie Adenot

Dans la perspective de sa future mission, la pilote d’hélicoptères de l’armée de l’Air et de l’Espace a rejoint le Johnson Space Center de la Nasa, à Houston aux États-Unis, où une formation intensive de deux ans l'attend. "Ça va être très intense, explique-t-elle. Comme nous l’ont dit les instructeurs, il n’y a pas de marge sur l’entraînement pour le premier d’entre nous qui part." Une motivation supplémentaire pour la colonel Adenot, qui se dit dans une forme olympique. "J’ai une énergie incroyable. Je suis prête à soulever des montagnes", déclare-t-elle.

ESA

À l'issue de sa mission de six mois, la Française accueillera à bord du complexe orbital un autre Européen, le Belge Raphaël Liégeois, dont le départ est prévu à l'automne. "Si tout se passe bien, on devrait pouvoir faire ce qui s'appelle le 'handover', c'est-à-dire la passation de consignes, avec deux francophones à bord. Donc, ça va être un événement !". Des éléments restent à préciser, comme les modalités de transport (Crew Dragon de SpaceX ou Starliner de Boeing), l'équipage ou encore le nom de sa mission. La tradition française est de donner un nom d’étoile ou de constellation aux missions habitées.


M.D. Propos recueillis par Christine Chapel

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