Pourquoi l'explosion des restes d'une fusée Space X intéresse la Nasa ?

L.A. avec AFP
Publié le 28 janvier 2022 à 7h25
JT Perso

Source : JT 20h WE

L'agence spatiale américaine a annoncé ce jeudi son intention d'observer le cratère qui sera formé par les restes d'une fusée de Space X.
Cette dernière doit s'écraser sur la Lune au début du mois de mars prochain.

L'évènement serait une "opportunité de recherche exaltante". C'est ce que la NASA a affirmé jeudi, en annonçant son intention d'observer le cratère formé par le crash à venir d'une fusée Falcon 9 de Space X. Placée en orbite en 2015, les restes de l'objet cylindrique doivent s'écraser sur la Lune au début du mois de mars. 

Une collision prévue au 4 mars

L'agence spatiale américaine a confirmé que la collision était prévue pour le 4 mars prochain, sur la face cachée de la Lune. Malheureusement, la sonde de la Nasa actuellement en orbite autour de la Lune, le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO), "ne sera pas en position pour observer l'impact au moment où il aura lieu", a-t-elle poursuivi.

En revanche, le LRO va photographier le site avant et après la date de l'explosion, afin de permettre aux équipes de la NASA d'évaluer si d'hypothétiques changements de l'environnement lunaire ont été causés par l'impact, et d'identifier le nouveau cratère. Un exercice de repérage délicat qui "pourrait prendre des semaines, voire des mois", selon la porte-parole.

4 tonnes lancées à plus de 9.000 km/h

Avoir la possibilité d'étudier le cratère formé par un objet à la masse et la vitesse connues - en l'occurrence, quatre tonnes lancées à plus de 9.000 km/h - , et la matière ainsi remuée, pourrait permettre de faire avancer la sélénologie, l'étude scientifique de la Lune.

D'autres étages de fusée ont déjà été projetés contre la Lune à des fins scientifiques par le passé, mais il s'agit de la première collision non intentionnelle détectée.

C'est l'astronome Billy Gray, créateur d'un logiciel permettant de calculer les trajectoires d'astéroïdes et d'autres objets, qui s'est en rendu compte le premier. Selon lui, les déchets spatiaux devraient toujours être dirigés vers la Lune lorsque c'est possible. "S'ils frappent la Lune, alors au moins on en apprend quelque chose", a-t-il déclaré à l'AFP.


L.A. avec AFP

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