Avec Artémis, l'Homme bientôt de retour sur la Lune

Retour des Américains sur la Lune : 3 choses à savoir sur la mission Artémis 1

Matthieu Delacharlery
Publié le 28 août 2022 à 17h50, mis à jour le 28 août 2022 à 21h14
JT Perso

Source : JT 20h WE

La nouvelle fusée géante américaine SLS doit décoller vers la Lune ce lundi 29 août.
La capsule Orion, installée à son sommet, va être propulsée jusqu'au seul satellite naturel de la Terre, et même 64.000 km au-delà, s'aventurant plus loin que tout autre vaisseau spatial habitable avant elle.
Découvrez trois faits marquants sur ce lancement historique.

Le grand jour approche pour la Nasa. Plus d'un demi-siècle après les premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, le programme Artémis doit marquer le retour des Américains sur cet astre. Premier jalon de cette épopée, la mission Artemis 1 doit décoller le 29 août prochain depuis Cap Canaveral, en Floride. La capsule Orion, une fois propulsée par la fusée géante de la Nasa - Space Launch System, SLS - ira jusqu'à la Lune, où elle se placera en orbite avant de revenir sur Terre. La mission est prévue pour durer 42 jours au total. 

Artémis 1 ne comptera toutefois pas encore d'astronaute à bord. Ou du moins, pas ceux qu'on croit. Ce n'est qu'en 2024, lors de la mission Artémis 2, que des astronautes seront à bord sans atterrir pour autant sur la Lune, ils en feront simplement le tour. Cet honneur sera réservé à l'équipage d'Artémis 3, mission prévue au plus tôt en 2025. En attendant, retour sur trois faits marquants de ce lancement historique. 

La fusée la plus puissante jamais construite

Arrivée le 17 août au matin sur son aire de lancement, à Cap Canaveral en Floride, la nouvelle fusée XXL de la Nasa a été installée sur le légendaire complexe de tir 39B, d'où sont parties toutes les missions du programme Apollo. Avec la capsule Orion attachée à sa pointe, la fusée SLS s'élève à 98 mètres de hauteur, soit plus haut que la statue de la Liberté, mais un peu moins que les 110 mètres de la fusée Saturn V qui avait envoyé l'homme sur la Lune à la fin des années 1960. L'engin, qui pèse plus de 2600 tonnes, produira cependant 39,1 méganewtons de poussée, soit 15% de plus que sa grande sœur, ce qui en ferait la fusée la plus puissante au monde à ce jour.

La fusée SLS sur le complexe de tir 39B, d'où sont parties toutes les missions du programme Apollo. - GREGG NEWTON/AFP

Des mannequins fantômes à bord de la capsule

Trois faux astronautes embarqueront à bord de la capsule Orion, dans le but de mener des expériences. La Nasa, en collaboration avec l'Agence spatiale allemande (DLR), installera deux torses en plastique bardés de capteurs (5600, pour être précis), nommés Helga et Zohar. Seul ce dernier portera le fameux gilet AstroRad qui devra protéger les futures astronautes des radiations. Les deux membres d’équipage seront accompagnés du commandant Campos, un mannequin muni, cette fois, de bras et de jambes (et aussi de la future combinaison spatiale que porteront les astronautes du programme Artemis). Deux capteurs placés derrière le siège et sous l'appui-tête enregistreront l'accélération et les vibrations générées tout au long de la mission vers la lune. Il est également équipé de deux capteurs de rayonnement pour mesurer l'exposition. 

Équipé de plus de 5600 capteurs, Helga et Zohara enregistreront la quantité de rayonnements auxquels les astronautes pourraient être exposés lors des prochaines missions. - ESA/DRE
La mission du commandant Campos sera de collecter des données sur l’accélération et les vibrations que connaîtront les futures astronautes. - NASA

Un nano satellite avec des organismes vivants

À défaut de vrais astronautes, la capsule Orion embarquera cependant à son bord des êtres vivants. Le nano satellite BioSentinel embarquera à son bord des levures vivantes. Les signes vitaux des petites bêtes, dont les mécanismes biologiques sont similaires à ceux des cellules humaines, seront scrutés à la loupe à distance grâce à un mini-laboratoire de biotechnologie installé à l'intérieur de ce satellite de la taille d'une boîte à chaussure. Un capteur mesurera les radiations spatiales. Il sera éjecté dans l'espace dans les heures qui suivront le lancement d'Artémis 1, et se placera en orbite pour une mission de 18 mois. "BioSentinel sera la première expérience biologique de longue durée à se dérouler au-delà de l’orbite de la station spatiale près de la Terre", explique la Nasa dans un article en ligne. De quoi aider les agences spatiales à assurer la sécurité des futures astronautes.


Matthieu Delacharlery

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