Une tempête solaire"extrême" frappe la Terre et pourrait durer tout le week-end.
Elle permet notamment de pouvoir observer des aurores boréales depuis des zones inhabituelles de la planète.
Comment expliquer ce phénomène ?

Un ciel mauve ou rose, observé depuis la Bourgogne, les Alpes ou la région parisienne. Cet étrange paysage a été remarqué dans la nuit de vendredi à samedi dans de nombreuses régions du monde, souvent peu habituées à pouvoir contempler un tel spectacle. La raison de ces soudaines aurores boréales ? Une tempête solaire "extrême" qui touche la Terre depuis quelques heures. Cet épisode, le plus important depuis plus de vingt ans, constitue ce qu'on appelle aussi une "tempête géomagnétique". Elle a été classée par les autorités au niveau 5, le plus élevé.

"Une énorme explosion"

Mais comment expliquer ce phénomène ? Les aurores boréales sont en fait liées à la réception sur Terre d'éjections de masses coronales venues directement du Soleil. Autrement dit : l'activité de l'astre est actuellement telle qu'elle provoque une tempête, rejetant des résidus de celui-ci dans l'espace. "Il s'agit d'une sorte d'énorme explosion, qui peut être comparée à une éruption, résume Ian Cohen, chercheur au laboratoire de physique appliquée Johns Hopkins, à Washington (États-Unis). Ce qui se passe, c'est qu'une partie du Soleil se soulève de la surface. Alors, le plasma, les particules, le champ magnétique qui constituent le Soleil se détachent de celui-ci et s'envole dans l'espace."

Les éjections se déplacent à plusieurs centaines de kilomètres par seconde et se produisent depuis une même tache solaire, dont le diamètre est 17 fois supérieur à celui de la planète bleue. Ces rejets interviennent alors que le Soleil approche de son pic d'activité, selon un cycle qui revient tous les 11 ans. 

Ce genre d'événement solaire peut avoir des conséquences sur le fonctionnement de différents outils, notamment numériques. "Les GPS, réseaux électriques, vaisseaux spatiaux, la navigation des satellites et d'autres technologies peuvent être affectés", indique ainsi l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA). Peu de perturbations sont en revanche attendues sur le trafic aérien.

Lors du dernier épisode d'ampleur d'éjections solaires, appelées en 2003 "les tempêtes d'Halloween", des coupures de courant étaient survenues en Suède et des transformateurs avaient été endommagés en Afrique du Sud. La plus grosse tempête solaire recensée jusqu'à présent date toutefois de 1859, selon la Nasa. Aussi connue sous le nom d'événement de Carrington, elle avait très fortement perturbé les communications... par télégraphe.


T.A. avec AFP

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