ESPACE - Alors que la fusée européenne Vega a essuyé un échec retentissant la semaine dernière, les Américains enchaînent les succès. Une "cruelle coïncidence" analysée par François Lenglet.

SpaceX a réussi samedi 21 novembre à faire atterrir son lanceur après avoir mis un satellite en orbite. De son côté en début de semaine dernière, la jeune fusée européenne Vega a essuyé le deuxième échec de son histoire en perdant les deux satellites qu'elle transportait juste après son décollage. 

Une "cruelle coïncidence" qui souligne l'incroyable remontée des États-Unis dans la guerre de l'espace, alors que "c'est l'Europe, la France notamment, qui dominait jusqu'ici avec la fusée Ariane", souligne François Lenglet, désignant Elon Musk, l'inventeur des voitures électriques Tesla, comme "l'artisan du succès américain". Son lanceur SpaceX, écologique puisqu’il est réutilisable, "n'a pas connu d'échec depuis 2015. Et il est deux fois moins cher qu'Ariane parce qu'il est subventionné par les commandes publiques américaines, celles de la Nasa en particulier".

Autre acteur mis à l'honneur par François Lenglet, Jeff Bezzos, le fondateur d'Amazon, qui a encore "testé il y a trois semaines avec succès une fusée à six places pour le tourisme spatial". "Le secteur est en plein renouveau, note le spécialiste économie de TF1 et LCI. À la fin de la décennie, on lancera trois satellites dans le monde chaque jour et le marché annuel pourrait dépasser les 1200 milliards d'euros. Mais l'industrie spatiale européenne et française, initiée par le général de Gaulle, n'est pas en position pour en profiter. La future version du lanceur Ariane vient d'être retardée de deux ans à cause du Covid et de problèmes techniques. Quant à l'échec de la fusée de lundi, il proviendrait d'une interversion de câbles. Alors qu'on célèbre de toutes parts de Gaulle, on laisse son héritage industriel prendre la poussière", conclut François Lenglet.


La rédaction de TF1info

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