Le 20h

Corse : d'où viennent ces mystérieux anneaux de corail qui tapissent le fond de la Méditerranée ?

La rédaction de LCI
Publié le 13 juillet 2021 à 10h01
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

EXPLORATION – Depuis le 1er juillet, le photographe et plongeur de l’extrême Laurent Ballesta étudie avec son équipe la mystérieuse formation de cercles de corail géants dans les fonds de la Méditerranée. Un défi scientifique et technique.

"Imaginez une plaine de sable blanc, et sur cette plaine de sable à 120 mètres de profondeur, qui s’étendent sur des dizaines de kilomètres carrés, de toutes petites pierres rouges qui ont fabriqués d’immenses anneaux sombres." En tant que photographe, Laurent Ballesta est habitué à partager la beauté sous-marine de la Méditerranée. Mais il s’attelle cette fois à un mystère : comprendre l’origine et la formation de près de mille anneaux de trente mètres de diamètres, qui tapissent le fond de la mer au large du Cap Corse.

Composés de coralligène, des algues comparables au récif corallien, ces cercles ont été découverts il y a dix ans, en 2011, par des chercheurs de l’Université de Corte et des équipes de l’Ifremer grâce à un sonar. Laurent Ballesta et trois autres aquanautes sont les premiers à les étudier d’aussi près dans le cadre de la mission Gombessa 6. Aucun homme n’avait encore exploré ces fonds marins. 

"C’est extrêmement déroutant, est-ce qu’on est là dans quelque chose de biologique et en construction ? Est-ce qu’on est, au contraire, sur des vestiges de quelque chose qui a eu lieu dans le passé ? C’est ça qui attire notre regard, c’est ça qui nous sidère", partage Laurent Ballesta depuis la station Bathyale, située à 100 mètres de profondeur.

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Cette station où l’équipe vit est divisée en trois parties. Une "tourelle", sorte d’ascenseur, leur permet de faire la navette entre les fonds marins et la station. Elle est reliée à un module sanitaire et à un espace de vie de cinq mètres carré pour quatre. Le tout est pressurisé, permettant de maintenir la pression des grandes profondeurs.  

 

Les chercheurs auront jusqu’au 20 juillet pour en apprendre plus sur ce site énigmatique. Et si cela ne suffit pas pour découvrir ce qui se cache derrière cette étrange formation, Laurent Ballesta est prêt à replonger.  "Un mystère, on ne s’en lasse pas tant qu’on ne l’a pas résolu", assure-t-il dans le reportage de TF1 en tête de cet article.


La rédaction de LCI

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