Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

A l'inverse du gouvernement, l'Académie de médecine recommande le port obligatoire du masque

La rédaction de LCI
Publié le 3 avril 2020 à 20h24, mis à jour le 3 avril 2020 à 23h12
JT Perso

Source : JT 20h WE

MASQUES – Dans des recommandations, l’Académie de médecine préconise à la population de porter un masque pendant le confinement, mais aussi après. Des consignes allant à l’encontre de celles des autorités sanitaires et du gouvernement.

Les consignes se suivent… mais ne se ressemblent pas. Dans un communiqué, l’Académie nationale de médecine a émis jeudi 2 avril des recommandations sur les gestes barrières à renforcer pendant le confinement et au-delà. Parmi elles, le port obligatoire du masque "grand public" ou "alternatif" dans l’espace public, justifié comme ceci par l’institution : "Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection. En France, dans ce contexte, le port généralisé d’un masque par la population constituerait une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur".

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Une position contraire à celle du gouvernement

L’Académie de médecine estime que le port du masque devrait "être maintenu" une fois le confinement levé, "dans le cadre du maintien des mesures barrières actuellement préconisées jusqu’au contrôle de la circulation du virus attesté par l’absence de nouveau cas déclaré pendant une période de 14 jours".  

L’institution formule ces recommandations alors même que Jérôme Salomon, directeur général de la santé devenu la voix gouvernementale sur l'évolution de l’épidémie, demande aux Français de ne pas "porter inutilement" de masques pendant leurs sorties. "Les masques sont uniquement pour les malades, pour les transports sanitaires, pour les secours aux personnes et pour les soignants", martelait-il par exemple le 17 mars dernier, durant son point quotidien. Une doctrine inchangée depuis : les masques, trop peu nombreux, doivent aller en priorité aux personnels soignants. 


La rédaction de LCI

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