Vincent Lambert : un ultime recours des parents contre le médecin qui doit arrêter les soins

Publié le 20 mai 2019 à 7h02, mis à jour le 21 mai 2019 à 16h56
JT Perso
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Source : JT 13h WE

FIN DE VIE - Les médecins en charge de Vincent Lambert ont annoncé l'arrêt des soins à partir de ce lundi. Une décision - validée par la justice après un marathon judiciaire de près de 10 ans - mais combattue par ses parents, qui en appellent au président de la République et doivent déposer lundi 20 mai un nouveau recours.

"Quelle est cette urgence à ce que Vincent Lambert meure ?" A quelques heures d'une semaine durant laquelle l'affaire Vincent Lambert pourrait connaître son épilogue, les parents de ce patient tétraplégique en état végétatif depuis plus de dix ans se sont adressés au chef de l'Etat. Leur souhait : qu'Emmanuel Macron agisse pour que les traitements soient maintenus. 

"Monsieur le Président, Vincent Lambert mourra privé d'hydratation dans la semaine du 20 mai si vous ne faites rien et vous êtes le dernier et le seul à pouvoir intervenir", écrivent Jean Paillot et Jérôme Triomphe, avocats des parents et frère et sœur opposés à l'arrêt des traitements. "Nous venons vous demander de faire respecter par le ministre de la Santé les obligations de la France au profit d'un homme handicapé".

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Une "obstination déraisonnable"

"Monsieur le Président, au moment même où la France prend la présidence du Conseil de l'Europe pour les six prochains mois, quel signal désastreux notre pays est-il en train de lancer, à la fois aux personnes handicapées et à la communauté internationale ?" ajoutent-ils. "Quelle est cette urgence à ce que Vincent Lambert meure ?"  Selon eux, sa mort "apparaîtra aux yeux de la postérité comme un crime d'État commis au prix d'un coup de force contre l'État de droit".

Farouchement opposés à l'arrêt du traitement, les parents du patient ont organisé un rassemblement devant l'hôpital Sébastopol, dimanche 19 mai dès 15h pour "supplier" les médecins "de continuer à nourrir et hydrater" leurs fils. Quelque 150 personnes étaient rassemblées.

Cette famille est déchirée : d'un côté les parents, Viviane (73 ans) et Pierre (90 ans), fervents catholiques, ainsi qu'un frère et une sœur; de l'autre l'épouse de Vincent, Rachel, six frères et sœurs et son neveu François dénoncent un "acharnement thérapeutique". Les avocats des parents ont aussi saisi un organisme de l'ONU, le Comité des droits des personnes handicapées (CDPH), qui a demandé deux fois à la France, le 3 mai et vendredi, de ne pas suspendre les soins dans l'attente de l'examen du dossier sur le fond par ses soins. Mais la France répète que ces mesures conservatoires "sont dépourvues de caractère contraignant" et met en avant le "droit du patient à ne pas subir d'obstination déraisonnable".

De son côté, la Conférence des évêques (CEF) s'est étonnée samedi de la "précipitation" à conduire "vers la mort" Vincent Lambert, et interroge : "Pourquoi ne pas attendre la réponse sur le fond de la part du Comité de l’ONU ?". Dans son communiqué, la CEF questionne également le fondement même de cette décision en mettant en doute le raisonnement selon lequel le maintien des soins de Vincent Lambert s'apparenterait à une "obstination déraisonnable" telle que visée par la loi Claeys-Leonetti de 2016 sur la fin de vie. "N’a-t-il pas le droit d’être nourri et hydraté par voie entérale puisque ce sont des soins de base auxquels tout être humain a droit ? À quels cas exceptionnels son hydratation et son alimentation actuelles correspondent-elles à une obstination déraisonnable ?", demande la CEF.

Un nouveau recours contre le médecin

Ce dimanche, les parents de Vincent Lambert ont annoncé qu'ils allaient saisir une nouvelle fois les autorités et  tribunaux compétents d'une "plainte disciplinaire aux fins de radiation du  docteur Sanchez ainsi que de poursuites pénales à son encontre". Leur cible :  le médecin dirigeant le  service des soins palliatifs et l'unité "cérébrolésés" de l'hôpital Sébastopol  de Reims où il est hospitalisé.


La rédaction de TF1info

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