Fin de vie : hospitalisé quatre jours après l’arrêt de son traitement, Alain Cocq accepte des soins

Idèr Nabili avec AFP
Publié le 8 septembre 2020 à 18h19, mis à jour le 9 septembre 2020 à 0h51
JT Perso

Source : TF1 Info

HOSPITALISATION - Comme il l’avait indiqué, Alain Cocq, militant pour "une fin de vie digne", a arrêté de s’alimenter et de se soigner depuis vendredi. Ce lundi, il a été transféré au CHU de Dijon, où il a finalement accepté de bénéficier de soins palliatifs.

Atteint d’une maladie incurable, Alain Cocq, 57 ans, avait demandé à Emmanuel Macron d’autoriser un médecin à l’aider à mourir, sous peine de cesser de se soigner et de s’alimenter, en se filmant sur Facebook. Face au refus du président de la République, le militant pour "une fin de vie digne" a mis ses menaces à exécution, malgré le blocage de sa diffusion par le réseau social. Mais quatre jours après avoir arrêté tout traitement, Alain Cocq a été transféré lundi soir au CHU de Dijon, où il a finalement accepter de bénéficier de soins palliatifs.

"Il a été hospitalisé hier soir après une intervention du Samu", indique ce mardi à l’AFP Sophie Medjeberg, vice-présidente de l’association Handi-Mais-Pas-Que, confirmant une information de RTL. "Je pense qu’il n’était pas conscient." 

"C'était trop difficile"

Désignée comme mandataire par Alain Cocq pour l'assister dans sa fin de vie, Sophie Medjeberg avait contacté le médecin traitant du malade lundi soir pour lui demander de prodiguer des soins de confort, après que l'auxiliaire de vie qui accompagne Alain Cocq eut constaté qu'"il était délirant, avait de la mousse aux lèvres et du sang dans les selles"

L'avocate, qui avait dans un premier temps confié craindre que le malade ait été transporté au CHU de Dijon et soigné contre sa volonté, a finalement confirmé que des soins étaient prodigués à son client. "Il a bien récusé le refus de soins. Il souffrait trop, c'était trop dur. Il souhaite toujours partir mais dans un processus sans souffrance. C'était trop difficile."

Sophie Medjeberg ne savait pas en revanche quelle option les médecins allaient choisir : "une sédation profonde vers un coma qui peut être irréversible ou le renvoyer chez lui avec une unité mobile de soins palliatifs". Contacté, le CHU de Dijon n'était pas immédiatement disponible pour commenter ces points.


Idèr Nabili avec AFP

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