Angoulême : l'escroc s'attaque aux femmes portant le prénom Jacqueline

Gilles Daniel
Publié le 6 juillet 2015 à 15h08
Angoulême : l'escroc s'attaque aux femmes portant le prénom Jacqueline

ARNAQUE - Un escroc sévissant dans la région d'Angoulême s'en est pris la semaine dernière à cinq femmes s'appelant Jacqueline, le prénom étant censé renseigner sur l'âge, et donc sur la faiblesse présumée de la personne. Cibler ainsi les prénoms anciens reste un mode opératoire peu courant.

Les Jacqueline ont en moyenne 74 ans, calcule le site prénom.com . Une statistique qu'a peut-être consultée l'escroc aujourd'hui recherché par la police d'Angoulême. La semaine dernière, rapporte Sud Ouest , cet homme s'en est pris à cinq femmes prénommées Jacqueline, toutes originaires de Charente.

Une ruse "peu banale"

Avec à chaque fois un procédé similaire. Le charlatan appelle sa victime sur son téléphone fixe en se faisant passer pour un policier, et lui fait croire que sa carte bancaire a été piratée. Seule solution : effectuer d'urgence d'autres achats, et en particulier des recharges PCS, ces coupons disponibles dans les bureaux de tabac qui permettent de créditer des cartes bancaires prépayées. L'escroc s'en fait ensuite communiquer le code secret, et n'a plus qu'à les vider. Le voleur d'Angoulême est parvenu à ses fins avec deux des cinq femmes visées, qui se sont au total fait délester de 4000 euros. Son stratagème ayant été repéré par la police, il pourrait désormais changer de prénom pour plus de discrétion, note Sud Ouest.

LIRE AUSSI >> Pour leurs vols, les escrocs ciblaient les Ginette, Antoinette, ou Marie-Rose

L'arnaque au prénom ancien, supposé révéler l'âge et donc la vulnérabilité de la personne qui le porte, peut paraître originale. Elle n'est pourtant pas nouvelle. Pas plus tard que fin mai dernier, cinq voleurs présumés interpellés en région parisienne, eux aussi pour des arnaques à la carte bancaire, choisissaient également leurs victimes en fonction de leur prénom plus ou moins daté : Renée, Antoinette, Colette, Ginette, Denise, Marie-Rose… La préfecture de police de Paris avait alors toutefois qualifié cette affaire de "peu banale" et "peu courante".


Gilles Daniel

Sur le
même thème

Articles

Tout
TF1 Info