Le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, a annoncé le recensement de 179 perturbations pendant les hommages rendus à Dominique Bernard et Samuel Paty.
Ces 179 saisines du procureur partent pour engager des poursuites contre les élèves concernés.
Gabriel Attal a ordonné l’exclusion des auteurs des provocations les plus graves.

Gabriel Attal l’avait promis ce dimanche soir : "Je ne tolérerai aucune contestation, aucune provocation". Invité du 20H de TF1 dimanche 15 octobre, le ministre de l’Éducation nationale avait prévenu que toute perturbation lors des hommages rendus aux professeurs défunts, Dominique Bernard poignardé à Arras le 13 octobre et Samuel Paty tué il y a trois ans, ferait l’objet de signalements puis d’une saisine "automatique" de la justice "pour engager des poursuites".

Des saisines, il y en a donc eu 179 au total, comme l’a déclaré Gabriel Attal ce mardi. "Nous avons souhaité qu'hier, à 14H00, la nation toute entière retienne son souffle" lors d'une minute de silence dans les établissements, a rappelé le ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Dans l'écrasante majorité des cas, dans la quasi-totalité des cas, ce moment de recueillement, ce moment d'hommage, s'est déroulé dans la plus profonde dignité et le plus grand respect", a-t-il ajouté. 

Toutefois, "179 élèves ont fait un autre choix, celui de perturber ce recueillement, et de provoquer l'école et d'insulter la mémoire de nos professeurs", a-t-il lancé. 

L’exclusion des élèves pour les cas les plus graves

Comme il le détaille, ces 179 saisines partent donc pour engager des poursuites contre ces élèves et des procédures disciplinaires. "Pour les cas les plus graves, plusieurs dizaines d'entre eux, qui relèvent de l'apologie du terrorisme, j'ordonne ce jour l'exclusion de ces élèves dans l'attente des procédures disciplinaires", a poursuivi le ministre.

Ce mardi, Gabriel Attal a également réuni  les organisations syndicales sur la sécurisation des écoles, collèges et lycées, et lancé une enquête auprès des chefs d'établissements et directeurs d'écoles sur ce sujet. Le ministre a aussi annoncé "le lancement d'une enquête flash auprès des directeurs d'écoles et chefs d'établissements sur l'état d'équipement des établissements en termes de sécurité", a indiqué Guislaine David, secrétaire générale de la FSU-SNUipp, principal syndicat du premier degré (maternelles et élémentaires).

L'Education nationale avait recensé "400 violations" lors de la minute de silence organisée en novembre 2020 en hommage au professeur Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020 par un jeune radicalisé, selon les chiffres communiqués par le ministre d'alors Jean-Michel Blanquer. Un an plus tard, une centaine d'incidents avaient été recensés par le ministère lors de l'hommage à ce même professeur.


L.H avec AFP

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