MESURE – Après cette attaque, le président de la République a annoncé cette mesure exceptionnelle. Drapeaux en berne, administrations fermées, voici les différentes actions qui peuvent être menées.

C’est une mesure exceptionnelle. Suite à l’attentat de Nice qui a causé la mort de 84 personnes selon un bilan provisoire, François Hollande a décrété trois jours de deuil national pour le pays le 16, 17 et 18 juillet. Les drapeaux seront mis en berne et hissés à mi-mât sur les édifices publics. Les administrations pourront être fermées. Un deuil national peut être accompagné d'obsèques nationales, notamment lorsqu'il s'agit du décès de personnes héroïques ou de personnalités ayant exercé un rôle moral, politique ou social important dans le pays.

Des précédents

Le deuil national est une décision prise par décret signé par le chef de l'État et elle est exceptionnelle en France. C'est en effet la troisième fois seulement qu'une telle mesure est décrétée sous la Ve République. Avant les attentats du Bataclan en novembre 2015, on se souvient que le 8 janvier avait été déclaré "jour de deuil national" en hommage aux douze personnes tuées dans l'attentat survenu la veille à Paris contre le journal satirique Charlie Hebdo.

EN SAVOIR +
>>  Attentats de Paris : trois jours de deuil national, ça veut dire quoi ?
>> 
Attaque de Charlie Hebdo : qu'est-ce qu'une journée de deuil national ?

Avant cela, il faut remonter au 14 septembre 2001, trois jours après les attentats aux États-Unis, pour retrouver une mesure identique. Ce deuil avait été observé dans toute l'Union européenne, qui avait demandé aux États membres d'observer trois minutes de silence. Toute activité avait été suspendue à midi : drapeaux en berne, églises sonnant le glas, métros à l'arrêt, programmes de télévision interrompus et rassemblements sur des places publiques.

Les précédents deuils nationaux avaient été décrétés après la mort de trois présidents français. Le 12 novembre 1970, c'était en hommage au général de Gaulle, décédé trois jours plus tôt, un an et demi après sa démission. Toutes les administrations publiques et établissements d'enseignement avaient été fermés, les réjouissances publiques et manifestations sportives reportées, ainsi que les audiences dans les tribunaux. La Bourse, les cinémas et théâtres étaient restés fermés.

Un moment de recueillement

Quatre ans plus tard, le 2 avril 1974, Georges Pompidou décédait au cours de son mandat. Le 6 était décrété journée de deuil national. Selon les dernières volontés du président, toutes les administrations, à l'exception des services d'urgence, étaient fermées, ainsi que les établissements d'enseignement et les salles de spectacle. Les manifestations sportives étaient annulées.

Après le décès de François Mitterrand, le 8 janvier 1996 - huit mois après son départ de l'Élysée -, une journée de deuil avait été décrétée le 11, jour des obsèques. Les drapeaux avaient été mis en berne et un "moment de recueillement" avait été observé dans les services publics à l'heure des funérailles à Jarnac, dans sa ville natale. En revanche, ce deuil national n'avait pas entraîné la fermeture des services publics, ni des écoles. Les compétitions sportives avaient été maintenues, à la demande de la famille du président défunt.

A noter que le drapeau peut également être mis en berne dans le cas de certains événements locaux ou par décision du préfet. En signe d'hommage, le drapeau tricolore avait par exemple été baissé suite à la mort de Nelson Mandela et de Jean-Paul II.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info