Dans les parcs, les rues ou dans les jardins, beaucoup de promeneurs nourrissent les oiseaux.
Problème, de nombreuses villes se retrouvent envahies par des mouettes ou des pigeons.
Ils bouleversent les écosystèmes et génèrent de l’insalubrité.

Des miettes de pain, des graines et parfois même des restes de repas. Pigeons, mouettes et autres volatiles se régalent de généreux donateurs humains. Problème, ils grossissent, se reproduisent de plus en plus vite et font tout pour chercher de la nourriture. Invasifs, ils parviennent à renverser des poubelles et peuvent même picorer dans des assiettes laissées une minute de trop sans surveillance en terrasse.

Comment limiter le phénomène ? Les ornithologues n’y vont pas par quatre chemins : il faut que les passants cessent de les nourrir. D’autant plus que le pain provoque, entre autres désagréments, des indigestions en gonflant dans l’estomac. S’ils ne sont plus nourris artificiellement, les oiseaux recommencent à se nourrir naturellement ailleurs.

S’il n’existe aucune loi pour interdire de donner à manger aux volatiles, de plus en plus de collectivités locales prennent des mesures. Objectif, sanctionner d’une amende parfois salée la personne qui nourrit d’elle-même un oiseau.

Jusqu’à 450 euros

Des arrêtés préfectoraux et des règlements départementaux interdisent de nourrir les oiseaux. Les règlements sanitaires départementaux précisent : "Il est interdit de jeter ou déposer des graines ou nourriture en tous lieux publics pour y attirer les animaux errants, sauvages ou redevenus tels, notamment les chats et les pigeons". Les départements du Nord et de la Sarthe, les villes de Paris, Lyon, Dijon ou Roanne sanctionnent ce geste de plusieurs dizaines d’euros. Dans la sous-préfecture de la Loire, la mairie a décidé de sévir en mobilisant sa police municipale. Les contrevenants risquent une amende pouvant aller jusqu'à 450 euros.

L'interdiction vise d'abord à lutter contre l'insalubrité. Sachez qu'un pigeon peut produire jusqu'à 12 kg d'excréments par an. Or, ces déjections ne font pas que salir : elles peuvent transmettre des maladies aux humains à travers les fientes séchées. Celles-ci portent parfois des champignons et autres bactéries pouvant entraîner des infections. Pire, leur accumulation entraîne parfois des dégâts matériels : dégradation des matériaux de construction, obstruction des gouttières, etc.

Qu’en est-il dans votre jardin ?

Attention, l’éventuelle interdiction de nourrissage comprend votre jardin ou votre balcon. Les raisons opposées reprennent celles en vigueur dans l’espace public : contrôle de la population et éviter les nuisances sonores ou olfactives, préserver l'environnement, protéger les bâtiments, etc.


Geoffrey LOPES

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