Broyage des poussins mâles : une interdiction envisagée dans l'Union Européenne

Julien Vattaire avec AFP
Publié le 18 octobre 2022 à 7h24
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Source : Sujet TF1 Info

Lundi, les ministres de l'Agriculture de l'Union Européenne étaient réunis au Luxembourg.
La question du broyage des poussins mâles dans la filière des poules pondeuses a été abordée.
Une étude est menée avant une éventuelle interdiction à l'échelle de l'UE en 2023.

Le broyage des poussins mâles pourrait être prochainement interdit à l'échelle de l'Union Européenne. En tout cas, lundi, les ministres européens de l'Agriculture se sont collectivement déclarés en faveur de cette mesure. "Nous sommes convaincus de l'intérêt d'intégrer cette interdiction dans les propositions législatives européennes attendues pour 2023, pour harmoniser les pratiques et répondre à la demande des consommateurs", a expliqué le ministre français de l'Agriculture, Marc Fesneau, devant ses homologues réunis au Luxembourg.

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Une harmonisation est donc envisagée à l'occasion de la révision l'an prochain, par la Commission européenne, de la législation sur le bien-être animal. Actuellement, seulement deux pays interdisent la mise à mort systématique des poussins mâles. Il s'agit de l'Allemagne, qui depuis début 2022, a prohibé la mesure, mais aussi la France, qui prévoit une interdiction effective début 2023. Avant cela, les couvoirs doivent s'équiper de machines permettant de déterminer le sexe des embryons dans l'œuf, et ainsi éliminer les mâles avant éclosion. 

Une étude d'impact avant une possible décision d'interdiction

Lors des débats au Luxembourg, plusieurs États membres se sont interrogés sur le coût financier pour les éleveurs et ont dit attendre les conclusions d'une étude d'impact réclamée à la Commission. "C'est un défi pour les entreprises qui subissent la pression des consommateurs (...) Mais l'interdiction doit se faire en se laissant guidés par l'étude d'impact", a notamment souligné le ministre italien Stefano Patuanelli. La Hongrie a pour sa part réclamé "un financement approprié, au niveau national comme européen" pour couvrir les frais des éleveurs, tandis que les Pays-Bas s'est alarmé de "potentiels effets négatifs", notamment le risque de voir la production migrer vers des pays hors-Union Européenne.


Julien Vattaire avec AFP

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