Six mois après la fermeture de sa société, un ancien concessionnaire automobile de Jouy-en-Josas (Yvelines) vit un véritable cauchemar.
Il doit payer les amendes d'anciens clients qui n'ont pas changé l'immatriculation de leurs véhicules.
L'ex-patron est donc contraint de mener l'enquête dans toute la France pour tenter de retrouver les propriétaires.

Une première amende, une deuxième, une troisième... trente au total s'amoncellent sur le bureau de Didier Ajuelos. Ce sont pour la plupart des excès de vitesse ou des stationnements gênants, mais pour des voitures qui ne lui appartiennent plus, car il les a vendus lorsqu'il était encore concessionnaire à Jouy-en-Josas (Yvelines). Résultat, l'État lui réclame 8 000 euros. "J'essaie de faire face, c'est très dur, c'est dur parce que vous êtes un peu le pot de terre contre le pot de fer, on vous laisse tout seul", témoigne-t-il dans la vidéo du JT de TF1 en tête de cet article.

C'est très compliqué, très technique, il faut savoir parler le langage de l'administration.
Olivier Bonnefond, avocat spécialiste du Droit routier

Il y a deux ans, Didier Ajuelos dépose le bilan. Mais certains dossiers de ventes traînent. Ni lui, ni les acheteurs ne mettent les cartes grises à jour. Le professionnel en charge de la liquidation lui dit de ne pas s'inquiéter. "Il m'a dit : 'vous m'envoyez tout même quand vous avez une facture, une dette ou des amendes'. Ce que j'ai fait, je lui ai envoyé", affirme-t-il. 

Sauf que les amendes continuent d'arriver et lorsqu'il appelle les propriétaires des voitures, il est bloqué au niveau du numéro de téléphone. Il va jusqu'à prendre la route, sonner aux portes, même à 300 kilomètres. Certains propriétaires acceptent de payer. Pour les autres, il a dû faire appel à un avocat en droit routier. 

Une aide nécessaire, d'autant plus que tout se fait sur Internet. "C'est très technique, très compliqué. Il s'agit de savoir parler le langage de l'administration. Ils n'ont pas d'interlocuteurs ou difficilement un interlocuteur qui veut bien écouter ce qu'il raconte", souligne Maître Olivier Bonnefond, avocat, fondateur d'"Assistance PV".  

Son client n'a encore rien payé. Il espère diminuer le montant de ses amendes de 8 000 euros à quelques centaines d'euros. Le cabinet d'Olivier Bonnefond reçoit des clients avec des problèmes de carte grise similaires... toutes les semaines.


La rédaction de TF1info TF1 | Reportage Romane Rosso, Karine Betun

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