Calais : au moins une quinzaine de blessés dans des affrontements entre migrants et policiers

La rédaction de LCI avec AFP
Publié le 30 décembre 2021 à 17h04
Une patrouille sur la plage de Wimereux le 25 novembre 2021.

Une patrouille sur la plage de Wimereux le 25 novembre 2021.

Source : FRANCOIS LO PRESTI / AFP

IMMIGRATION - Une quinzaine de policiers et de migrants ont été blessés ce jeudi lors d'affrontements en marge du démantèlement d'un campement à Calais.

Un affrontement entre forces de l'ordre et migrants a fait une quinzaine de blessés. Ce jeudi 30 décembre aux alentours de 10 heures, lors d'une opération de démantèlement, "des policiers et des gendarmes ont fait face, dans le cadre d'une opération d'évacuation" à "une centaine de migrants faisant preuve d'une très grande agressivité et refusant de quitter les lieux", a affirmé la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. "Les forces de l’ordre ont été la cible de nombreux jets de projectiles. Une quinzaine de policiers et gendarmes ont été blessés et pris en charge par les services de secours", a-t-elle assuré. 

Un dispositif policier important

Selon l'association Human Right Observers présente sur place, trois personnes exilées ont été blessées et transportées à l'hôpital vers 13 heures. Environ 80 personnes exilées étaient présentes sur le site ce jeudi. Le caractère inhabituel de l'intervention aurait provoqué les affrontements. En temps normal, les personnes exilées ont la possibilité de déplacer leurs tentes plus loin si elles sont sur place, pour les remettre plus tard sur le camp. Mais selon l'association, ceux qui ont souhaité récupérer leurs affaires ont été repoussés par les CRS, et la tension est montée. 32 tentes auraient été saisies, d'autres détruites. 

L'association dénonce l'usage de gaz lacrymogène et LBD par les policiers. Une centaine de forces de l'ordre aurait été déployée, et entre six à vingt vans de CRS observés. 

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Le site, dit de la Turquerie, est situé près d'un rond-point où des migrants tentent régulièrement de monter à bord de poids-lourds dans l'espoir de pouvoir rallier le Royaume-Uni, selon la mairie de Marck. Il abriterait une centaine de migrants, en majorité africains, qui s'y étaient réinstallés après un précédent démantèlement il y a quelques semaines.


La rédaction de LCI avec AFP

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