Camaïeu : après la liquidation judiciaire, une immense vente aux enchères pour écouler les stocks

Publié le 29 octobre 2022 à 11h32
JT Perso

Source : JT 20h WE

Placée en liquidation judiciaire, l'entreprise de prêt-à-porter Camaïeu va écouler ses stocks d'invendus.
Une grande vente aux enchères est programmée le 2 novembre, dans le Nord.
Les vêtements seront proposés par lots, et surtout destinés à des professionnels.

Fin septembre, le tribunal de commerce de Lille plaçait l'entreprise Camaïeu en liquidation judiciaire. Une nouvelle difficile à encaisser pour les salariés, puisque 2.600 emplois se voyaient du même coup supprimés. Quelques semaines après cette annonce, on apprend que l'entreprise de prêt-à-porter va tenter d'écouler ses (importants) stocks. Pour ce faire, une grande vente aux enchères est organisée la semaine prochaine, le 2 novembre.

Des lots qui s'adressent aux professionnels

La maison Mercier et Cie, qui organise cette vente à Vendeville, dans le Nord, indique que les stocks des 509 magasins seront proposés lors de ces enchères. Les volumes sont énormes : quelque "1,2 million de pièces pour une valeur prix de vente magasin d’environ 34 millions d’euros TTC". Le quotidien La Voix du Nord souligne que la vente de ces articles provenant des stocks magasin sera divisée en 8 lots, "en fonction de zones géographiques". Signe que "tout doit disparaître", l'enlèvement de pièces achetées devra impérativement être réalisé avant le 14 novembre. Et fin novembre pour les stocks conservés dans les entrepôts, qui font l'objet d'autres lots. 

Figurent parmi les produits proposés à la vente les pièces de la toute dernière collection, qui étaient censées arriver sous peu en rayon. Des pièces moins conventionnelles sont aussi listées, regroupées dans des lots "problèmes qualités" ou "prototypes divers". Il est très peu probable que des particuliers prennent part aux enchères, en raison de la taille des lots proposés. Tout porte à croire que les acheteurs seront des entreprises, on pense en particulier aux enseignes de déstockage. Une caution de 50.000 euros est par ailleurs demandée, décrite comme "impérative pour participer à la vente". De quoi écarter les personnes voulant faire des affaires pour renouveler leur garde-robe personnelle.

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Ces dernières années, Camaïeu avait accumulé 240 millions d'euros de dette, dont 70 millions pour des loyers impayés pendant la crise sanitaire. La concurrence d'Internet avait aussi fragilisé la marque, dont les produits étaient devenus trop chers selon certains observateurs et plus assez tendance. D'autres entreprises, comme Naf Naf ou Celio, se sont également trouvées dans des situations délicates ces dernières années, la première étant placée en redressement judiciaire en 2020, quand la seconde était concernée par une procédure de sauvegarde la même année.


Thomas DESZPOT

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