Plusieurs personnes ont été hospitalisées à Bordeaux pour des cas probables de botulisme, contractés après avoir mangé des sardines en conserve dans un restaurant.
Une personne est décédée, a confirmé mardi soir la Direction générale de la santé (DGS).
On fait le point sur les chiffres clés de cette affection neurologique grave.

Une maladie neurologique grave. La direction générale de la Santé (DGS) a annoncé mardi soir un décès en Ile-de-France parmi une dizaine de cas signalés de botulisme. En cause ? La consommation de sardines en conserve artisanales dans un restaurant de Bordeaux la semaine dernière. 

 En France, le botulisme est cependant rare. Son incidence moyenne s’est stabilisée depuis 1980, avec 20 à 30 foyers par an, impliquant le plus souvent chacun un à trois malades. 

La majorité des départements touchée au moins une fois par la maladie depuis 1991

Il s’agit, dans la majorité des foyers, de botulisme alimentaire lié à la consommation de conserves familiales, mais aussi de produits artisanaux ou de la grande distribution n’ayant pas subi de processus poussé de stérilisation : salaisons, charcuteries ou encore conserves d’origines familiale ou artisanale. C'est ce qu'il s'est passé à Bordeaux : une inspection de la Direction départementale de protection des populations (DDPP) ayant confirmé un "défaut de fabrication" des conserves de sardines dans le restaurant en question.

D'autres formes de botulisme (infantile, due à la colonisation de l'intestin par C. botulinum ou par blessure, consécutive à la contamination d’une plaie par  C. botulinum c) sont plus rares.

Selon les dernières données disponibles de Santé publique France sur la situation du botulisme humain en France, 39 foyers de botulisme confirmés (67  cas) et 3  suspects (4  cas) ont été identifiés entre 2013 et 2016. Parmi ces 71 cas, 65 (92%) étaient d’origine alimentaire et 6 étaient des cas de botulisme infantile.

Si la majorité des départements français a été touchée au moins une fois par la maladie depuis 1991, les taux d’incidence annuels moyens les plus élevés ont été observés "dans les départements du Centre de la France", dont la Vienne, l’Allier, l’Indre, la Saône-et-Loire et la Creuse. 

Enfin, parmi les cas de botulisme alimentaire détectés entre 2013 et 2016, 56 % étaient des hommes. L’âge médian s’élevait lui à 41 ans, soit 38 ans chez les hommes et 43 chez les femmes, détaille l’enquête. 

Le botulisme est provoqué par une toxine très puissante produite par une bactérie. Cette maladie peut être mortelle dans 5 % à 10 % des cas, rappelle les autorités sanitaires.


Camille SELLIER

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