Depuis une semaine, la Nouvelle-Calédonie est secouée par les violences.
Près de 76 barrages ont été levés, mais par endroits, des émeutiers sont déjà de retour.
Si un début de ravitaillement a pu être opéré, le retour à la normale est loin d'être atteint.

Des unités d'élite des forces de l'ordre sont déployées par hélicoptère, là où les tensions sont encore vives. Barrage après barrage, policiers et gendarmes continuent de démanteler à l'aide d'engins de chantier les points de blocages installés par les indépendantistes. Les tensions sont concentrées principalement dans quatre quartiers de Nouméa, la capitale de Nouvelle-Calédonie en proie à des émeutes depuis une semaine. Malgré les moyens engagés, la course entre les forces de l'ordre et les manifestants n'est pas terminée. Dans certaines zones, les militaires à peine partis, les routes sont de nouveau bloquées.

Un ravitaillement progressif

Sur les axes principaux, la circulation est de nouveau possible, et le ravitaillement reprend progressivement. Mais dans les stations-service, il faut attendre des heures pour espérer faire le plein. Même situation dans les supermarchés. La situation s'améliore dans certains quartiers. Le centre de dialyse a pu rouvrir pour la première fois depuis le début de la crise. Un soulagement pour les patients, qui ont un besoin vital de soins réguliers.

Malgré les opérations des forces de l'ordre, le retour à la normale s'annonce long, comme l'a confirmé le Premier ministre, Gabriel Attal. Pour la maire (Renaissance) de Nouméa, Sonia Lagarde, "on ira au-delà de la durée prévue de l'état d'urgence, qui était de douze jours, il faudra prolonger, parce que ce n'est pas si simple que ça". Pour l'instant, l'île reste isolée du reste du monde : l'aéroport international de Nouméa sera encore fermé aux vols commerciaux, au moins jusqu'à jeudi.


La rédaction de TF1info | Vidéo : Léa Merlier, Corinne Chevreton, Vincent Abellaneda

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