En 2022, l'I-CAD a enregistré plus de 800 000 nouvelles identifications de chiens au registre national.
L'âge moyen de l'implantation d'une puce électronique est à 2,1 mois.
En adoptant un chiot, le maître s'engage envers son animal de compagnie à lui fournir ce dont il a besoin toute sa vie.

Vous craquez pour un chiot en particulier ou vous envisagez d'en adopter un prochainement ? L'adoption d'un chien n'est pas anodine et doit être mûrement réfléchie au sein du foyer afin que son arrivée se passe le mieux possible pour lui comme pour ses maîtres. 

Erreur n°1 : adopter un chiot sur un coup de tête

Un chien est un animal qui demande de l'attention, qui a besoin d'interagir avec son maître tous les jours, de sortir, jouer et courir, d'être stimulé intellectuellement… N'espérez donc pas en faire une simple peluche de salon ou qu'il vous laissera tranquille des journées entières ! Avec sa longévité moyenne de 11 à 12 ans, vous vous engagez au quotidien pour une décennie entière, pendant laquelle vous devrez consacrer du temps au chien, modifier vos habitudes et prévoir un budget. Selon une étude IFOP fin 2022, les Français dépensent en moyenne 78 € par mois pour leur animal de compagnie.

Pour adopter un chiot, il vaut donc mieux bien réfléchir et se lancer en connaissance de cause. De nombreux propriétaires abandonnent leur chien, car ils n'ont pas réalisé qu'au-delà du bonheur de sa présence, il y a aussi des contraintes…

Erreur n°2 : méconnaître les besoins de la race de chien

Beaucoup de races de chiens sont magnifiques et font rêver, surtout quand ils sont encore petits. La boule de poils encore maladroite et soyeuse est toujours craquante. Toutefois, il ne faut pas oublier qu'en quelques mois, elle deviendra un chien adulte et que son propriétaire a l'obligation de connaître les besoins de la race. Par exemple, les Huskys n'ont pas leur place dans les appartements, car ces chiens de traineau à l'apparence de loup ont vraiment besoin d'espace. On évite aussi l'adorable Berger australien si on n'a pas la ferme intention de le faire courir et jouer tous les jours. Ce chien très intelligent est infatigable. Oubliez également les races qui manquent de patience si vous avez de jeunes enfants, etc.

En règle générale, aucun chien n'est fait pour rester sagement assis tout seul toute la journée. Le contraindre, c'est prendre le risque d'en faire un animal hyperactif et destructeur.

Erreur n°3 : négliger les autres membres du foyer

Parce que le chien va vivre avec vous une dizaine d'années, il vaut mieux que tout le monde soit d'accord pour l'adopter. On vérifie donc qu'aucun membre du foyer n'est allergique ou cynophobe (peur des chiens) et que chacun s'engage pour s'en occuper au quotidien : nourriture, jeu, promenade, nettoyage des accidents, visites chez le vétérinaire... 

Quand on a des enfants, c'est l'occasion de les responsabiliser et de leur apprendre à prendre soin d'un autre être vivant. 

Erreur n°4 : adopter un chiot n'importe où

Il est déconseillé d'adopter un chiot en animalerie, car les animaux ne reçoivent pas tous les soins appropriés et sont sujets aux maladies contagieuses par promiscuité. Cette pratique sera d'ailleurs interdite en France dès 2024.

Si vous l'adoptez auprès d'un particulier, assurez-vous qu'il ne s'agit pas d'un élevage illégal et que les animaux sont bien traités. Le comportement des parents ou au moins de la mère est un bon indicateur des soins fournis par le propriétaire. 

Auprès d'un éleveur professionnel, on vérifie soigneusement ses références et le traitement des animaux du chenil. 

Enfin, l'adoption en refuge est un geste responsable. La Société Protectrice des Animaux (SPA) et toutes les associations de France récupèrent régulièrement des portées de chiots. En prendre un sera toujours une bonne action.

Dans tous les cas, le chiot doit au moins avoir reçu ses primovaccins


Coline GRASSET pour TF1 INFO

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