Covid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron

Variant Omicron : au moins un tiers des enseignants absents d'ici fin janvier ?

A. LG
Publié le 23 décembre 2021 à 18h05, mis à jour le 23 décembre 2021 à 18h16

Source : JT 20h Semaine

CRAINTE - Du fait de la progression du variant Omicron, et des mesures prises en conséquence, le Pr Arnaud Fontanet a alerté ce jeudi contre un possible absentéisme majeur des élèves et des enseignants dès le mois de janvier, impliquant le cas échéant "des ajustements".

La "possible désorganisation de la société" redoutée par des experts dès la fin janvier, en raison de la propagation "fulgurante" du variant Omicron, concernera entre autres l'Éducation nationale. Alors que le Conseil scientifique prévoit "plusieurs centaines de milliers de cas par jour" d'ici un mois, et que les autorités sanitaires ont décidé d'augmenter la durée d'isolement pour les cas contact, il faut "se poser la question de l'école", a indiqué ce jeudi 23 décembre l'épidémiologiste Arnaud Fontanet lors d'un point presse en ligne.

"Parmi les enseignants, il y aura un tiers qui seront touchés, voire plus, de façon directe ou indirecte", a-t-il averti, soulignant que "ce sera la même chose pour les élèves, car vous aurez dans chaque classe plusieurs enfants qui seront infectés ou cas contact".

"Des ajustements à faire"

"Ce n'est pas vraiment une surprise, on est inquiets", réagit à ces projections pour LCI Jean-Rémi Girard, président du Snalc (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur). "Dans l'Éducation, l'effet de la multiplication des cas et cas contacts sera très rapide, et s'il y en a beaucoup, ça va tout de suite poser problème, car on n'a pas les remplaçants", poursuit-il, évoquant une situation "pas simple en termes de scolarité" pour les élèves non plus, avec un "risque accru de fermetures de classes". D'autant que dans l'Éducation nationale, "on parle souvent d'effet domino" rappelle-t-il, "un grand nombre d'enseignants ayant eux-mêmes des enfants à garder en cas de fermeture, ce qui les empêche de faire cours".

"Si la société se retrouvait bloquée au mois de janvier, ça serait très problématique", insiste Jean-Rémi Girard, évoquant certaines échéances de taille comme le Bac pour les lycéens et appelant "à reposer les choses à plat" concernant la gestion des cas positifs et cas contacts. 

Pour Arnaud Fontanet, en effet, "il y aura des ajustements à faire" et ils devront prendre compte "la sévérité des formes cliniques, mais aussi l'utilisation des tests, qui vous permettent de dire à des moments stratégiques si vous êtes toujours contagieux ou pas". Autrement dit, certains professionnels concernés dans des secteurs essentiels comme l'éducation ou la santé, pourraient possiblement écourter leur isolement s'ils ne sont plus contagieux. 

Rappelons que, pour l'heure, le gouvernement n'entend pas prendre de mesures supplémentaires concernant l'école et notamment reporter la rentrée scolaire, comme l'a encore rappelé le ministre de l'Éducation nationale ce mercredi sur LCI, accusant certains "de confondre l'école et la crèche".


A. LG