Covid-19 : ce qu'il faut retenir des adaptations du protocole sanitaire à l'école

V. Fauroux
Publié le 11 janvier 2022 à 6h34, mis à jour le 11 janvier 2022 à 16h01

Source : JT 13h Semaine

DÉPISTAGE - Face au casse-tête des tests à répétition, Jean Castex a annoncé ce lundi un assouplissement du protocole à l'école, en indiquant que trois autotests suffiront désormais pour les élèves qui seraient cas-contact.

Et de trois ! En moins d'une semaine, le gouvernement a décidé une nouvelle fois d'assouplir le protocole sanitaire dans les écoles. Il faut dire que depuis la rentrée, lundi 4 janvier, les parents sont confrontés à un véritable casse-tête pour faire tester leurs enfants. 

Devant le risque de paralysie du système scolaire, Jean Castex a annoncé ce lundi soir sur France 2 trois dispositifs de simplification :

• Premièrement, quand un cas positif sera décelé dans une classe, les parents pourront attendre la sortie scolaire pour venir chercher leur enfant (jusqu'à présent, il fallait venir les chercher immédiatement). Cette mesure entrera en vigueur entre mardi et vendredi en fonction des établissements scolaires, a précisé Matignon à LCI.

• Ensuite, si votre enfant est cas contact, "aujourd'hui, il doit faire trois tests. Un PCR ou antigénique en pharmacie, puis deux autotests à J+2 et J+4. J'ai demandé qu'on puisse recourir à trois autotests", a déclaré le Premier ministre. Ce sera effectif dès mardi. Les trois autotests seront gratuits, grâce à une attestation délivrée par l'école. 

• Enfin, il n'y aura plus besoin pour les parents de produire une attestation pour chaque test négatif. "On va demander une attestation une fois pour toutes, pour simplifier la vie des parents et des enseignants", a ajouté Jean Castex. Cette disposition sera mise en place en fin de semaine pour laisser les écoles se préparer.

11 millions d'autotests livrés cette semaine

Jean Castex a par ailleurs précisé que 11 millions d'autotests vont être livrés dans les pharmacies cette semaine, indiquant qu'ils ne seraient pas directement attribués aux écoles : "Si je les mets dans les écoles, je risque d'en mettre beaucoup dans des écoles qui n'en ont pas besoin et pas assez dans celles qui en ont besoin", a-t-il dit.

Malgré la propagation galopante de l'épidémie de Covid dans les écoles, le gouvernement n'a qu'un seul objectif : laisser au maximum les établissements ouverts. "10.453 classes ont été fermées ce lundi, soit 2% des classes en France", a annoncé le chef de l'exécutif. "Si on fermait une classe au premier cas, compte tenu de l'explosion d'Omicron, en quelques jours, toutes les écoles de France et de Navarre seraient fermées", a-t-il poursuivi.

Pour autant, ces nouvelles mesures suffiront-elles à répondre à toutes les interrogations des parents d'élèves et des enseignants ? Rien n'est moins sûr...  Les réactions des syndicats d'enseignants ont été très fraîches : Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a dénoncé un "total mépris vis-à-vis des enseignants qui sont sur le terrain", estimant que cela n'allait "pas du tout faire réduire le nombre de contaminations à l'école, au contraire (...) car il suffit désormais d'une attestation sur l'honneur des parents". Par rapport à "la façon dont on protège les personnels et les élèves, il n'a apporté aucune réponse", a abondé Sophie Vénétitay, du Snes-FSU (1er dans le second degré). Pour Stéphane Crochet, du SE-Unsa, "cette nouvelle règle ne va faire qu'ajouter de la tension sur le terrain, là où la situation est déjà 

très tendue". Sept syndicats du primaire et du secondaire ont appelé à un mouvement de grève jeudi 13 janvier. 


V. Fauroux

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