CONSTAT - Selon une étude de l'UFC-Que Choisir, les prix des fruits et légumes ont augmenté de 6 à 12% pendant la période du confinement. Une flambée qui s'explique par plusieurs facteurs, notamment moins d'exportations et plus de frais de transports et de récolte.

Les prix des fruits et légumes ont bondi en moyenne de 9% depuis le début du confinement, soit entre la semaine du 2 au 9 mars, et celle du 6 au 11 avril. C'est le résultat d'une étude de l'UFC-Que Choisir, parue ce mercredi dans Le Parisien, portant sur près de 4600 drives sur 116.000 prix. Une hausse qui varie de 6 %, pour les produits dits conventionnels, à 12 %, pour les articles bio. 

Quand on sait que le budget alloué à l'achat des fruits et légumes représente un quart du panier des Français, "cette hausse est loin d'être anodine", soutient Grégory Caret, de l'observatoire de la consommation à l'UFC-Que Choisir. 

Comment l'expliquer ?

Plusieurs facteurs expliquent la hausse des prix, par exemple, des citrons verts bio de 16% et des tomates en grappe bio de 25%. Tout d'abord, une demande plus importante, et des producteurs qui peinent à tenir la cadence. Les produits importés se sont faits plus rares depuis le début de la crise, les frontières de l'Italie et de la Pologne qui exportent beaucoup sont fermées. Dans les rayons, les étals ne sont plus remplis de produits bon marché, espagnols ou marocains, mais par des produits français, locaux, de meilleures qualités, mais plus chers. 

A cela s'ajoutent la main-d'œuvre bon marché venant du Maghreb ou d'Europe de l'Est pour les récoltes ayant fait défaut cette année et les frais de transports ayant augmenté de 30% - la mise en place des mesures de sécurité (masques, solutions pour nettoyer le matériel) participent aussi à cette augmentation.

Le prix du panier moyen en hausse aussi

Cette tendance à la hausse ne concerne pas seulement les fruits et les légumes. Toujours selon l'étude d'UFC-Que choisir, le prix du panier moyen a augmenté de 2,5 % avec le confinement. La pénurie des produits les moins chers contraint les client à se reporter sur des articles plus onéreux. Premier produit touché par cette hausse, les lingettes désinfectantes, dont le prix a explosé de 21 %. Même chose pour la farine, les pâtes, le lait et le riz. 

Bonne nouvelle toutefois pour les consommateurs, certains produits sont en baisse, à l'instar du pain de mie, mais aussi du papier toilettes qui ne souffre plus de pénurie et perd 24 % de son prix.


La rédaction de TF1info

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