Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

La SNCF promet "des prix accessibles" pour les TGV après la crise du Covid-19

P.G avec AFP
Publié le 16 novembre 2020 à 6h27
Voyageurs en gare de Montparnasse, à Paris, le 12 mai 2020.

Voyageurs en gare de Montparnasse, à Paris, le 12 mai 2020.

Source : Thomas SAMSON / AFP

RÉDUCTIONS - Pour reconquérir ses voyageurs perdus à cause du Covid-19, la SNCF va proposer des prix "accessibles", après la crise, dans ses TGV, d'après le PDG du groupe ferroviaire.

"En sortie de crise, tout le monde va avoir des problèmes de pouvoir d'achat. Nous voulons retrouver des voyageurs en nombre et nous devons leur offrir des prix accessibles" a annoncé le PDG de la SNCF dans une interview au Figaro, publiée ce lundi.

Jean-Pierre Farandou souhaite "une tarification plus lisible, plus simple et plus accessible". Le PDG de la SNCF se dit exaspéré "que l'on associe ‘TGV cher’ à ‘SNCF’. Ce n'est pas vrai mais l'image est là". "Pour avoir une politique de prix accessibles, il nous faut impérativement baisser nos coûts de production", explique-t-il. "C'est faisable grâce, notamment, à la maintenance prédictive et à la digitalisation industrielle, qui nous permettront de mieux utiliser nos trains."

"L'année sera évidemment très mauvaise" estime-t-il. Sans prendre en compte les conséquences économiques du reconfinement pour l’entreprise, il affirme que "fin septembre l'écart de chiffre d'affaires était de 5 milliards d'euros par rapport au budget. La perte de marge opérationnelle (équivalent maison du résultat brut d'exploitation, ndlr) était de 4 milliards d'euros".

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Une recapitalisation pas "à l'ordre du jour"

Même si la SNCF a réussi à économiser 1.5 milliards d’euros suite au chômage partiel et aux restrictions budgétaires, il rappelle que "les recrutements ont été poursuivis avec 4. 000 personnes en CDI en 2020. L'an dernier, nous en avions recruté 5. 000". Le gouvernement est aussi venu en aide au groupe ferroviaire, mais une recapitalisation "n'est pas, à ce stade, à l'ordre du jour", d’après lui. "L'État décidera en 2021 s'il veut ou peut intervenir sur le capital de l'entreprise", explique-t-il au Figaro.

Contrairement à ce qu’affirme Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminot, Jean-Pierre Farandou annonce qu’il n’est pas question de céder 49% du capital de la filiale de logistique de Géodis. "Geodis fait partie des actifs stratégiques de SNCF, y compris en période de crise. Par ailleurs, le rôle de Geodis en France ainsi que sa valeur croissent. Vendre cette pépite en réponse de court terme à la crise n'aurait donc pas de sens !"


P.G avec AFP

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