La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

Guadeloupe : des centaines d'opposants au pass sanitaire font irruption dans l'hémicycle du Conseil régional

La rédaction de LCI
Publié le 23 décembre 2021 à 18h35, mis à jour le 23 décembre 2021 à 19h23
Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Source : Christophe ARCHAMBAULT / AFP

INCIDENT - Des manifestants du collectif antipass sanitaire se sont introduits de force, ce jeudi, dans une session du Conseil régional de la Guadeloupe.

Une session du Conseil régional de la Guadeloupe a été interrompue de façon brutale ce jeudi 23 décembre. Des manifestants du collectif antipass sanitaire ont fait irruption dans l'hémicycle en brisant des vitres et d'autres objets, a appris l'AFP auprès du Conseil régional.

"Le collectif a cassé le portail d'entrée et la porte du hall d'accueil, et ils sont entrés dans l'hémicycle alors que s'achevait une plénière", selon une responsable de la communication à la région. Elle a ajouté que les élus avaient "eu le temps de quitter l'hémicycle" et que le président de la région, Ary Chalus, "s'est enfermé dans son bureau".

"Une centaine de personnes dans l'hémicycle"

Selon les images diffusées par la chaine locale Guadeloupe la 1ère, les manifestants ont envahi l'hémicycle en chantant tandis que des banderoles affichaient : "Non à l'obligation vaccinale ! Non au pass sanitaire".

"Il y a plus d'une centaine de personnes dans l'hémicycle", selon le service de presse de la région, mais au total ce sont "plus de 400 personnes" qui ont envahi les lieux, en comptant celles restées à l'extérieur. "Ils nous empêchent de sortir", a-t-elle ajouté. 

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L'archipel a été touché en novembre par un mouvement de contestation, parfois violent, né de l'opposition à l'obligation faite au personnel soignant et aux pompiers de se vacciner contre le Covid-19. Des revendications sociales plus larges ont émergé par la suite. Cette contestation est menée par un collectif d'organisations, notamment syndicales et citoyennes, très revendicatif. 

Les négociations qui devaient débuter mi-décembre pour résoudre cette crise ont avorté à la mi-décembre et n'ont pas repris après que les élus ont quitté la table des négociations au motif que la principale revendication du collectif, revenir sur l'obligation vaccinale, était des compétences de l'État, pas des leurs. Pour satisfaire les autres points de revendication, ils ont formulé leurs propositions sur les questions sociales et familiales sur un site Internet.

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Lors d'une précédente intrusion, fin octobre, au siège de la région, des manifestants avaient remplacé le drapeau français sur la préfecture par le drapeau indépendantiste de Guadeloupe.


La rédaction de LCI

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