La France face à une 3e vague d'ampleur

Nouvel An sous couvre-feu : les contrôles renforcés aussi en mer

La rédaction de LCI
Publié le 30 décembre 2020 à 18h32
Nouvel An sous couvre-feu : les contrôles renforcés aussi en mer

Source : iStock

L'essentiel

PRÉVENTION - Dans l'espoir d'échapper au couvre-feu, des organisateurs de soirées proposent de passer le réveillon de la Saint-Sylvestre à bord de bateaux de plaisance. Les contrôles de la préfecture maritime de Méditerranée seront renforcés.

Petites annonces, messages sur les réseaux sociaux, bouche-à-oreille... À la veille d'un Nouvel An sous couvre-feu, qui mobilisera près de 100.000 gendarmes et policiers, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur, l'inquiétude est grande. La préfecture maritime de Méditerranée s'inquiète d'un éventuel contournement de l'interdiction de déplacement entre 20h et 6h du matin. 

Le représentant de l'État en mer "constate une offre grandissante de propositions de réveillons à bord de navires", indique-t-elle dans un communiqué, publié ce mercredi 30 décembre, faisant craindre des regroupements de personnes.

Face aux individus prêts à braver l'interdit, en allant célébrer le passage en 2021 sur l'eau, la préfecture maritime de Méditerranée, où naviguent yachts et plaisanciers, rappelle dans un tweet que "les rassemblements de personnes non autorisés à bord d'un navire sont prohibés en mer, a fortiori pour la soirée du 31 décembre, à l'instar des dispositions prises pour la terre".

Dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, "afin de répondre à la demande du ministre de l'Intérieur d'accroissement des contrôles dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2021, les administrations maritimes renforceront leurs contrôles en mer qui pourront conduire à la verbalisation des organisateurs de soirées", précise la préfecture en charge de l'action maritime de l'État.

Pour rappel, tout contrevenant au couvre-feu s'expose à une amende de 135 euros, majorée à 375 euros en cas de non-paiement, puis, en cas de double récidive (trois fraudes au total), à 3750 euros et jusqu'à six mois d'emprisonnement.