La France fait-elle les bons choix face au virus ?

Des pharmaciens inquiets appellent à "autoriser au plus vite" le vaccin contre le Covid-19 chez les médecins libéraux

La rédaction de LCI
Publié le 16 février 2021 à 9h23
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

INQUIÉTUDE - La vaccination contre le Covid-19 dans les cabinets des médecins libéraux, qui doit démarrer le 25 février, risque un "retard au démarrage", avertit un syndicat de pharmaciens.

Elle a été transmise vendredi aux professionnels concernés dans un message "DGS-urgent" et publiée sur le site du ministère de la Santé. Imposée tardivement, la procédure encadrant la vaccination contre le Covid-19 dans les cabinets des médecins libéraux fait redouter au syndicat de pharmaciens un "retard au démarrage", le coup d'envoi étant initialement prévu le 25 février.

Celle-ci prévoit entre autres que les médecins "volontaires" pour vacciner les personnes de 50 à 64 ans "atteintes de comorbidités" dans leurs cabinets ont jusqu'à mercredi soir pour se manifester auprès de leur pharmacie "de référence", s'ils veulent recevoir un flacon de 10 doses du vaccin AstraZeneca la semaine prochaine. Trop tard, estime Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui déplore une décision prise "à la hussarde".

"Autoriser au plus vite la vaccination dans les pharmacies"

"Le dire le vendredi par un 'DGS-urgent'... Comment voulez-vous que tout le monde connaisse le système d'ici mercredi ?", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, rappelant que les concernés travaillent "depuis un mois sur le système d'approvisionnement vaccinal en ville" et soulignant "qu'avec les variants, on n'a pas de temps à perdre"

Ouvert lundi matin, le portail d'inscription des médecins volontaires avait été utilisé par environ 2.000 pharmacies à midi, a-t-il précisé. Mais pour distribuer les 700.000 doses attendues cette semaine, il faudra enregistrer 70.000 médecins d'ici mercredi 23H00. Pour l'instant "on est très en dessous" et "si on n'arrive pas à les trouver, on risque de ne pas utiliser les doses", qui resteront "a priori chez les grossistes", a-t-il souligné.

Redoutant ce scénario, Philippe Besset a demandé au gouvernement "d'autoriser au plus vite la vaccination dans les pharmacies", suspendue à un décret "toujours pas paru". La question pourrait vite devenir brûlante car l'opération est appelée à se répéter la semaine suivante, avec des inscriptions entre le 22 et le 24 février, pour 1,1 million de doses disponibles début mars.


La rédaction de LCI

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