La France face à une 3e vague d'ampleur

17% des Français de plus de 20 ans infectés par le Covid-19 depuis un an, selon l'Institut Pasteur

Thomas Guien
Publié le 24 février 2021 à 17h12
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Source : TF1 Info

CHIFFRES - Environ 17% de la population métropolitaine âgée de plus de 20 ans a été infectée par le coronavirus depuis un an, selon un rapport de l'institut Pasteur ce mercredi.

Un Français sur six âgé de plus de 20 ans a été infecté par le virus : c'est l'enseignement d'une étude réalisée par l'Institut Pasteur. Toujours selon ce dernier, le taux de contamination varie, lui, d'une classe d'âge à l'autre.

Dans le détail, l'étude précise que près de 17% de la population en métropole a été infectée par le virus en moins d’un an, au 16 février. Sans surprise, ce chiffre varie d'une partie du territoire à l'autre. L’Île-de-France est la région la plus touchée, avec près de 30% de la population infectée, suivie par la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (autour de 24%) et le Grand Est (20%). Des chiffres qui n'ont rien à voir avec la Bretagne, où "seulement" 5.8% de la population a été concernée. Idem pour la Corse, avec 7.7%.

Les 30-39 ans, tranche d'âge la plus touchée

Par ailleurs, le taux de contamination au Covid-19 varie selon les âges. En effet, les moins de 50 ans semblent avoir été beaucoup plus contaminés que les plus de 50 ans. La tranche des 30-39 ans reste, elle, la plus touchée (24%). Un peu plus de 10% des personnes âgées de plus de 70 ans ont été contaminées, contre près d'un quart des 20-29 ans.

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Comment les chercheurs ont-ils procédé ? "L’idée est très simple", écrivent-ils sur le site de l'Institut. "Pour chaque groupe d’âge, nous comparons le nombre d’hospitalisations qu’il y a eu durant la première vague avec le nombre d’infections estimées par la grande enquête de séroprévalence SAPRIS durant cette vague."

"Il faut bien faire attention à l’interprétation de ces estimations", précise néanmoins l'Institut. Car "si l’infection confère sans doute une immunité sur le court terme, il est possible que cette dernière s’estompe avec le temps." En outre, les chercheurs précisent qu'il "faut bien garder en tête les limites de ces estimations qui reposent sur des hypothèses assez fortes. Par exemple, nous faisons l’hypothèse que la probabilité d’être hospitalisé lorsqu’on est infecté est restée constante dans chaque groupe d’âge. Il est néanmoins possible que ces probabilités aient varié au cours de la pandémie ou d’une région à l’autre."


Thomas Guien

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