DÉPISTAGE - Si un cas positif se déclare dans une classe de primaire, les élèves pourraient réaliser non plus un seul test mais "au moins deux à plusieurs jours d'intervalle", a annoncé mardi Jean-Michel Blanquer. Mais cette mesure reste seulement une piste, évaluée actuellement par le gouvernement.

La campagne de dépistage à l'école pourrait s'accélérer : les élèves des classes de primaire où un cas positif de Covid a été diagnostiqué devront peut-être présenter au moins deux tests négatifs à plusieurs jours d'intervalle, contre un actuellement, pour revenir à l'école, a annoncé mardi sur France Inter le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. 

"Pour revenir à l'école, il ne faudra pas seulement avoir présenté une fois un test, mais au moins deux à plusieurs jours d'intervalle", a-t-il assuré, évoquant aussi la possibilité d'un troisième test. "Cet intervalle, nous sommes en train de le travailler, encore une fois, en dialogue avec les autorités scientifiques", a-t-il précisé.

Le ministère n'est en revanche pas si assertif. "On pourrait aller vers un second test, tout cela va être discuté cette semaine, les décisions seront arrêtées à la fin de cette semaine car c'est au plus près de la rentrée scolaire, au regard de la propagation du virus", a indiqué sur LCI la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et chargée de l'Éducation prioritaire Nathalie Elimas.

Cette possibilité "sera examinée en lien avec le Conseil scientifique, dans les jours à venir, selon les connaissances qui sont en train de s’affiner sur le variant Omicron", a assuré le ministère auprès de Libération, et d'affirmer auprès de France Inter que ce renforcement du dépistage n'était qu'"une hypothèse de travail" et "n'est pas acté à ce stade". "L'enfant qui aura un premier test négatif pourra revenir à l'école", a ajouté le cabinet du ministre. 

Plus d'un million de tests réalisés en décembre

Pour l'heure, impossible donc de savoir si le protocole actuel, décidé fin novembre, va être modifié. Il ne prévoit plus la fermeture d'une classe dès le premier cas détecté : à l'école primaire, quand il y a un cas positif, les enfants ne reviennent en classe qu'en présentant un test négatif. "Ce nouveau protocole fonctionne" déjà et a permis de "dépasser le million de tests au cours du mois de décembre", s'est félicité Jean-Michel Blanquer.

Ces annonces se situent dans la continuité de celle de Jean Castex lundi, qui a indiqué que la rentrée des classes aura lieu comme prévu le 3 janvier mais que le dépistage du Covid-19 sera élargi dans les établissements scolaires, maintenant ainsi la ligne gouvernementale de ne fermer les établissements qu'en "dernier recours"

"Nous avons une doctrine, on peut toujours la critiquer, mais elle est là : l'école doit être ouverte parce que les enfants en ont besoin. Libre aux autres pays d'avoir d'autres priorités (...) mais quand je parle avec des interlocuteurs internationaux, il y a plus de l'envie qu'autre chose", a martelé ce mardi Jean-Michel Blanquer, reconnaissant tout de même "de la difficulté" et "l'effort énorme" des équipes pédagogiques.

"C'est une exception et une fierté française, nous allons tout faire pour laisser nos écoles ouvertes (...) c'est un exemple en Europe", a abondé sur LCI Nathalie Elimas. 

Elle a affirmé qu'"il y a eu 400.000 tests proposés par semaine" mais que "seuls 200.000 tests ont été réalisés". "Les parents ne vont pas vers le test à l'école", a-t-elle conclu. En revanche, "la nouvelle doctrine de faire tester les enfants à l'extérieur de l'école "fonctionne plutôt bien", a-t-elle assuré. 

Concernant les examens à l'université, prévus dès la semaine du 3 janvier, Jean-Michel Blanquer a indiqué que la question avait été débattue et tranchée "dans un sens de présence physique", sans jauge, "à sa connaissance". Il a précisé que sa collègue de l'Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, aurait l'occasion de s'exprimer sur ce point. 


La rédaction de TF1info (avec AFP)

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